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Les autorités égyptiennes on décidé d’interdire la vente de Gilets jaunes dans le pays, jusqu’à la fin du mois de janvier. La cause derrière cette mesure? La crainte que les opposants au régime en place s’inspirent du mouvement de protestation des gilets jaunes en France, alors que le septième anniversaire du soulèvement populaire renversant Hosni Moubarak approche à grands pas.

Les autorités ont ainsi discrètement interdit la vente des vestes fluorescentes, pour endiguer tout mouvement éventuel de protestation.

Règlementation temporaire

Les revendeurs d'équipement de sécurité routière ont été avisés de ne pas vendre de gilets jaunes aux acheteurs occasionnels.

Ils devront également limiter leurs livraisons chez les grossistes, et obtenir, au préalable, une autorisation de la police.

Selon l’agence de presse Associated Press, qui a révélé l’affaire, les autorités égyptiennes auraient averti les revendeurs qu'ils seraient sanctionnés s’ils ne respectaient pas la "règle".

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La forme de l’éventuelle sanction n’est cependant pas connue.

La restriction devrait opérer jusqu'à la fin du mois de janvier, après la date de célébration du soulèvement populaire, ont précisé des représentants des services de sécurité gouvernementaux.

Un message clair

Ces dernières années, les autorités égyptiennes réprimandent violemment les manifestations visant à célébrer le soulèvement populaire du 25 janvier 2011. Cette date représente le point de départ de la révolution de 2011 en Egypte. Nombreux sont les Égyptiens souhaitant commémorer cette date chaque année, afin "de ne pas oublier".

La police, quant à elle, réprimande virulemment les personnes qui tentent de participer à ces manifestations commémoratives, blessant ou tuant bon nombre d'entre elles.

Le message envoyé par les autorités égyptiennes à travers l'interdiction de vendre les gilets jaunes est donc clair.

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Le gouvernement ne veut pas de gilets jaunes pour manifester le 25 janvier prochain en Egypte, craignant ainsi que la vague de contestation grandissante en France traverse la Méditerrannée.

La répression est au coeur du régime en place, promettant de sanctionner toute entreprise qui permettra l'accès des opposants à ces vestes fluorescentes. Nombreux sont les militants révolutionnaires et les défenseurs des droits de l’Homme qui ont été arrêtés ces dernières années dans le pays.