Le système de santé en Afrique tend quelque peu à se moderniser et à apporter sa contribution pour la lutte contre les pandémies et les maladies infectieuses. Le Cameroun dans son optique d'être parmi les pays émergents en 2035, s'applique continuellement à recourir à de nouvelles techniques de traitements et de partenariats dans le domaine sanitaire. L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) dans ses prérogatives de structuration, de prévention et d'accompagnement, augure différentes perspectives dans cet échiquier de développement.

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La visite officielle de la directrice régionale Afrique de l'OMS au Cameroun Mme Matshidiso Moeti, a démontré avec parcimonie les différents aspects de cet enchevêtrement sanitaire. Cette visite a été prévue du 20 au 23 février 2019. Il était prévu d'avoir accès à diverses formations sanitaires, des entretiens avec quelques organismes et des rencontres avec certaines autorités de l'Etat à Yaoundé.

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Cette descente dans la cité capitale a été des plus appréciées, car les différentes formations sanitaires choisies lui ont réservé un accueil mémorable. A cet effet, l'hôpital de district de Biyem-Assi lui a ouvert ses portes avec une visite guidée du directeur de l'hôpital le Pr André Omgba Eballe. Elle a ensuite continuée avec la présence des membres du gouvernement et du Maire de cette commune Mr Jacques Yoki Onana.

Durant cette visite historique pour cette formation sanitaire, Dr Moeti a pu apprécier toutes les services de l'offre de santé de cet établissement. L'OMS qui est guidée par 6 fonctions essentielles propose différentes opportunités en Afrique et notamment au Cameroun. Parmi ces fonctions l'on peut avoir celui de jouer le rôle de chef de file dans les domaines essentiels pour la santé, et celui de créer des partenariats lorsqu’une action conjointe est nécessaire.

Il s'agit également de fixer les priorités de la recherche et d'inciter à acquérir, à appliquer et diffuser des connaissances utiles. Dans une autre configuration, elle sert aussi à fixer des normes et des critères, et à encourager et suivre l’application pour définir des politiques conformes à l’éthique et est fondées sur des données probantes. En dernier recours, elle sert à fournir un appui technique, à faire l’agent du changement et à renforcer durablement les capacités institutionnelles.

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D'autres parts, l'on ne pourrait omettre de surveiller la situation sanitaire et à évaluer les tendances en matière de santé. Par ailleurs, durant cette visite, Dr Moeti a vivement appréciée la volonté et l'engagement politique du chef de l'Etat S.E Paul Biya, à vouloir mettre en pratique la Couverture Santé Universelle (CSU). De ce fait, la directrice a longuement échangée avec les autorités de la FMSB (Faculté de Médecine et de Sciences Biomédicales) de l'Université de Yaoundé I lors de la conférence du 22 février 2019.

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L'OMS et le Cameroun en phase avec la CSU

Le processus de développement de la CSU a démarré au Cameroun en 2015 avec la mise en place d’un Groupe Technique National en juin 2015. Il a été co-présidé par le Ministre de la Santé Publique (MINSANTE) et le Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale dont la mission est de définir un système national pour la mise en place de la (CSU) au Cameroun. Pour cette CSU, il s’agit de garantir à toute la population l’accès aux soins de santé de qualité, sans que personne ne soit exposé au risque financier.

En outre, lors de la visite de la Fondation Chantal Biya (FCB), le Dr Moeti s'est dite satisfaite des progrès émis pour lutter contre la transmission du VIH/SIDA notamment de la mère à l'enfant. Sachant que l'OMS est pleinement impliquée pour l'éradication de cette maladie, son action au Cameroun demeure salutaire face à la prévention des nouveau-nés. La FCB du Centre Mère et Enfant, s'occupe également des enfants et des femmes infectées par le VIH/SIDA.

Le Dr Moeti augure un nouveau regard du système de santé au Cameroun

Selon la directrice, il faudrait améliorer la capacité des laboratoires, donner des alertes et organiser les ripostes dans ce domaine. Elle aura également insisté pour que le réseau des pays qui travaillent sur la sécurité sanitaire soit en phase avec cette prochaine implémentation de la CSU. Pour assurer ses missions au Cameroun, l’OMS Cameroun compte 79 personnels répartis entre le Bureau de la Représentation à Yaoundé et les programmes opérationnels dans les 10 régions du pays. Il y va de la prise en charge humanitaire, de l'appui à l’amélioration au dépistage du VIH et de l’accès au traitement, la surveillance et l’éradication de la Poliomyélite.

Durant la conférence de presse, le MINSANTE le Dr Malachi Manouada a ajouté que le Cameroun forme certains pays de la Sous-région dans le cadre de la formation d'urgences sanitaires. Selon le Ministre de la Santé, la CSU doit réunir plusieurs engagements en son sein pour une réussite totale de son application. Il s'agit de mettre l'accent sur la prévention, de disposer d'un cadre de relèvement de plateau technique, d'un concours de partenaires techniques et financiers entre autres. Afin d’apporter une réponse aux crises sanitaires et humanitaires, trois bureaux de terrain ont été ouverts à Maroua, Bertoua et Douala. Le cadre de coopération entre l’OMS et le Cameroun est la stratégie de coopération 2016-2020. Elle est focalisée, sur les 5 catégories de travail. Il s'agit de lutte contre les maladies transmissibles, la lutte contre les maladies non transmissibles, la promotion de la santé à toutes les étapes de la vie, le renforcement du système de santé, la prise en charge des épidémies, urgences et catastrophes. La directrice régionale de l'OMS Afrique félicite le Cameroun pour son engagement et son action perenne pour la lutte contre le VIH/SIDA et l'implémentation de la CSU.

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