Donald Trump n'aurait finalement pas conspiré avec la Russie pour remporter la victoire à la présidentielle de 2016 et ce, malgré une importante campagne médiatique à charge contre le 45e président de Etats-Unis.

Il aura fallu attendre 22 mois d'enquête, des centaines d'auditions, de démissions, de coups de théâtre politiques, pour un coût total de 25 millions de dollars de procédures afin de blanchir Donald Trump menacé jusqu'ici de destitution.

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Le procureur spécial Robert Mueller vient en effet, vendredi 22 mars 2019, de conclure à l'absence de collusion avec la Russie lors de la présidentielle américaine de 2016. Les soupçons d'ingérence avec la Russie dans la campagne entachaient le mandat et la légitimité du président américain qui aujourd'hui recouvre une totale liberté de manoeuvre.

Un revirement de situation qui renforce Donald Trump

Ce revirement de situation a eu lieu dimanche 24 mars 2019 par une lettre transmise au Congrès par William Barr, secrétaire d'Etat à la Justice.

Donald Trump a invité Vladimir Poutine à la Maison-Blanche - parismatch.com
Donald Trump a invité Vladimir Poutine à la Maison-Blanche - parismatch.com

Sur les soupçons de collusion avec la Russie et d'entrave à la justice qui auront entraîné le limogeage du directeur du FBI, James Comey, la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a confirmé "une exonération totale du président des Etats-Unis". L'un des derniers tweets du président américain fait également état de cette conclusion :

"Pas de collusion. Pas d'obstruction. Exonération complète et entière".

Désinformation et piratage informatique

Pour rappel, Donald Trump et les membres de sa campagne présidentielle étaient accusés de piratage informatique des serveurs démocrates par les renseignements militaires russes et de désinformation sur les réseaux sociaux par l'intermédiaire d'une agence privée liée à Vladimir Poutine.

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En janvier 2017, le FBI avait interpellé le président sur l'intervention russe dans la campagne en vue de favoriser la victoire de Trump face à son adversaire démocrate Hillary Clinton, par notamment la diffusion d'emails sensibles et d'actions de propagande.

Conspiration, russophobie, haine de Trump

L'opposition, qui juge "partisane" cette décision, a exigé la publication intégrale du rapport du procureur spécial Robert Mueller. Donald Trump quant à lui semble sur un nuage depuis l'annonce des conclusions de l'enquête.

Le président américain pourrait manifestement traverser la meilleure période de son mandat et renforcer sa conviction pour briguer une réélection face à une opposition décrédibilisée.

La presse pro-Trump de son côté jubile.

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Sur Fox News, les éditorialistes rivalisent d'adjectifs pour condamner la campagne de diffamation contre le président américain, nourrie, selon la chaîne, de "conspiration" contre le locataire de la Maison Blanche, de "russophobie" et par une "haine latente" de Donald Trump.

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