Le Cameroun qui est un pays de droit, veille minutieusement au respect de ses prescriptions juridiques. Luttant depuis plusieurs années contre le terrorisme dans les régions du NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest) et du Nord (Boko Haram), les autorités ont mis en place des mesures afin d'assurer la sécurité des populations. En effet, les FDS (Forces Nationales de Défense et de Sécurité) travaillent au quotidien contre ces délinquants et anti-patriotes, pour assurer la sécurité des biens et personnes.

C'est sans surprise qu'un individu nommé Ganye Kwah-Driscole, naturalisé suédois et d'origine camerounaise, a écopé d'une peine de 2 ans d'emprisonnement ferme.

Il a été jugé pour propos incendiaires sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter). Selon Alexis Boon (commandant par intérim de la police anti-terroriste anglaise), ses propos risquaient d'inciter des milliers de personnes vers la violence.

Cette arrestation a été enregistrée après que les détectives de la lutte anti-terroriste de Grande-Bretagne, aient pu découvrir ses messages sur les réseaux sociaux. Ceux-ci étaient de nature à inciter à la haine et aux tueries dans les régions du NOSO. "J'assume mes propos. Le meilleur en Occident est qu'on a le droit et l'opportunité de défendre et justifier ses propos....La France doit se tordre de douleur au Cameroun. Ce serait un plaisir de voir sa résidence quelque part partir en flammes..." sont les propos qu'ils a échangés avec un internaute le 17 avril 2018.

L'Angleterre réprime la cybercriminalité

En effet, les services de la cellule de lutte anti-terroriste anglaise le suivaient depuis un bon bout de temps jusqu'à son interpellation. C'est au tribunal de Kingston qu'il a été jugé. Le 24 mai 2019, Ganye Kwah-Driscole a donc plaidé coupable à 5 chefs d'incitation au terrorisme.

Il lui est juridiquement reproché d'avoir violé la loi parmi les nombreuses violations de l'article 1 concernant la loi britannique de 2006 sur le terrorisme. Ses messages diffusés risquaient selon les enquêteurs de motiver des personnes à commettre des actes répréhensibles au Cameroun. C'est donc ce 13 juin 2019 qu'il a été condamné à 2 ans d'emprisonnement pour chaque infraction commise.

Le Cameroun lutte vainement contre le terrorisme

Les réseaux sociaux sont très souvent utilisés par des internautes pour divulguer des messages de haine et d'appels à la violence. Ils peuvent désormais être punis par certaines juridictions. Le Cameroun punit également cet élan malfaisant de certains individus sur le net. Pour ce faire, la loi est immédiatement respectée lorsqu'il y a entrave à la justice.

La loi N°2010/012 du 21 décembre 2010 relative à la cybersécurité et à la cybercriminalité l'y autorise amplement. En effet, l'article 78 (1) punit d'un emprisonnement de 6 mois à 2 ans l'une de ses deux peines. Elle concerne celui qui publie ou propage par voie de communications électroniques où d'un système d'information, une nouvelle sans pouvoir en rapporter la preuve de véracité. Toujours dans ce même contexte, elle punit également celui qui justifie qu'il avait de bonnes raisons de croire à la véracité de ladite nouvelle.

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