La France s'apprête à accueillir dans sa cité balnéaire de Biarritz le sommet du G7 qui se tiendra du 24 au 26 août prochain. L'occasion pour les chefs d'Etat et de gouvernement des grandes puissances de se pencher sur les grands enjeux internationaux. Et déjà, Emmanuel Macron prévoit d'y proposer des actions permettant de réduire au maximum la fracture environnementale de la planète. L'ardent défenseur de "Make our planet great again" milite plus que jamais pour mettre en place des productions plus propres favorables à l'emploi.

Bien sûr, si du côté de Paris on ne se fait guère d'illusions face aux climatosceptiques que sont Donald Trump et Boris Johnson, le chef de l'Etat espère, lui, trouver un compromis. En la matière, un diplomate français a concédé à l'Opinion une colère toujours vive vis-à-vis des Etats-Unis qui ont claqué la porte à l'accord sur climat, fragilisant de possibles avancées sur le dossier. Face à l'empire chinois, aucun doute que le soutien du géant américain aurait permis, par des normes sociales et environnementales, de rééquilibrer le marché mondial.

Les pays africains plus que jamais sollicités par Paris

Et si le président français peut compter sur l'appui de Berlin, certains notent que la parole d'Angela Merkel sur la question écologique peine à sortir du Bundestag et de l'UE. C'est donc du côté de l'Afrique que le locataire de l'Elysée est entrain de se trouver pour trouver de nouveaux partenaires dans son projet pour l'environnement. Macky Sall pour le Sénégal, Roch Kaboré pour le Burkina, Paul Kagamé pour le Rwanda, ou encore Cyril Ramaphosa pour l'Afrique du sud seront ainsi présents à la séance des chefs d'Etat axée sur le climat.

En plus, la France compte sur l'apport du dirigeant égyptien Abdel Fattah al-Sissi, lui aussi attendu aux côtés de son homologue chilien, Sebastián Piñera, et du Premier ministre indien Narendra Modi. Avec le secrétaire général de l'ONU António Guterres, ces ardents défenseurs de la planète tenteront de contrebalancer les influences de Washington, Pékin, Moscou, ou encore Brasilia. L'écocide devrait d'ailleurs être longuement évoqué avec les ONG qui dénoncent à cor et à cri la déforestation passée sous silence par Jair Bolsonaro.

100 milliards de dollars sur la table chaque année pour les pays du sud

Face aux 690 millions de vie d'enfants exposées aux inondations, à la sécheresse et à la pénurie de ressources, Emmanuel Macron souhaite agir. Il devrait réitérer avec force son appel à ses homologues sur l'urgence climatique et la nécessité de respecter les engagements internationaux pris en 2015. De son côté, la secrétaire d’Etat au ministère de la transition écologique, Brune Poirson travaille depuis des discussions de Copenhague à la préparation du sommet où sera évoqué le financement de la transition énergique.

Objectif affiché dans les coulisses du dossier, garantir chaque année une caisse de 100 milliards de dollars en direction des pays du sud. Des propositions françaises et jamaïcaines sur la Finance climat, devraient ainsi finir sur la table de l’Assemblée générale de l’ONU prévue en septembre prochain. Bien sûr, pour le chef de l'Etat français, le défi sera aussi de réussir à attirer dans le laboratoire d'idées One Planet lab, de nouvelles entreprises qui alimenteront les réunions sur l’environnement, poussant le secteur privé à rejoindre le mouvement.

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