L'association nationale des poètes et écrivains camerounais (APEC) fait une fois de plus parler d'elle. Se propulsant dans un canevas ou la protection du patrimoine culturel est l'un de ses principaux leitmotiv, l'APEC est sortie de sa réserve pour impulser son assentiment concernant les menaces du vivre ensemble national. Pour ce faire, cette association (reconnue d'utilité publique) a décidé de faire une déclaration officielle pour le maintien de la paix et de la cohésion sociale.

Elle a donc axé cette déclaration sur cinq angles bien distincts.

Il s'agit des constats d'indicateurs pathogènes, des menaces et dangers, du rôle de l'intellectuel, de l'amour de la patrie, et des condamnations et recommandations. L'APEC qui a constaté de nombreuses dérives sociales ambiantes qui tendent à se généraliser, tient à donner son point de vue et sa position concernant ces différentes démesures.

La montée du tribalisme, la dérive post-électorale, la crise au NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest) et au Nord avec la montée du terrorisme (Boko Haram) sont de l'ordre de l'insurrection et de l'anarchie qui minent de plus en plus la société camerounaise. Le Cameroun qui autrefois était un exemple de paix et de stabilité se voit de plus en plus menacé. Le Dr Pascal Bekolo Bekolo (Pabe Mongo) président de l'APEC s'est ainsi prononcé face à la presse aux vues de ces égarements et a proposé des solutions pour le retour à la normale. Ce point de presse s'est déroulé le 8 août 2019 au Monument de la Réunification à Yaoundé en présence des médias nationaux et internationaux.

Une déclaration qui vise le retour aux valeurs institutionnelles

"Ces menaces peuvent entrainer la mort de la faculté à penser, la mort des modes de vie des autres, la mort de la possibilité de rêver, la mort d'écrire, de dessiner, de mettre en circulation ce livre que chacun porte en soi". L'a souligné l'écrivian camerounais Gaston-Paul Effa. Comme problématiques l'APEC a évoqué une dislocation du pays, le délabrement de l'économie, le repli identitaire, le discours de haine, les paroles d'exaspérations et l'imposture intellectuelle, idéologique et spirituelle entre autres.

Cette association d'intellectuels à travers cette déclaration espère perpétuer la démarche créatrice des devanciers en s'illustrant pour défendre les cultures et les traditions africaines par la littérature. "On ne peut prétendre aimer son pays et détruire ses édifices, vandaliser ses biens, décimer ses hommes, empêcher ses enfants d'aller à l'école, profaner ses institutions... L'amour du pays clamé et réclamé par les tenants du pouvoir et les conquérants doit se mesurer au bien-être qu'apportent ces rivaux, comme à une femme convoitée, et non aux détresses, casses et autres destructions qu'engendrent leurs luttes antagonistes", a-t-on pu lire dans cette déclaration citoyenne.

L'APEC en phase avec le gouvernement pour un climat de paix

Sur ce , l'APEC condamne avec la dernière énergie les groupes se réclamant d'intellectuels, auteurs des violences physiques, verbales ou de violences idéologiques. Elle demande de rester dans le rôle de guide impartial qui lui incombe en général. Elle a également demandée aux médias et au gouvernement de bien faire son travail en toute transparence ainsi qu'a l'opposition camerounaise.

Au peuple camerounais elle demande d'avoir à l'esprit la longue histoire des peuples africains depuis l'esclavage jusqu'à nos jours, sans oublier les étapes de conquêtes et de la colonisation. Concernant l'Union Africaine et la Communauté Internationale elle s'insurge contre certaines prises de positions plus ou moins partisanes, sans fondement établi à la base. Ceux-ci tendent à toujours acculer les gouvernement légitimes contre le mur. Cette association d'intellectuels camerounais recommande une collaboration essentielle entre les communautés et une communion entre les peuples car la paix ne s'achète pas.

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