Compte tenu du prochain scrutin fixé au 9 février 2020, Elecam (Elections Cameroon) le 29 novembre 2019, a ouvert sa deuxième session de plein droit du conseil électoral. Officiellement destiné à la reception et aux travaux d'examen des différents dossiers de candidatures, Elecam s'est également penché sur les composantes sociologiques.

Ces travaux vont durer 10 jours (à compter de l'ouverture de la deuxième session) au siège de la Direction Générale des Élections à Yaoundé. Comme l'indiquent les articles 164 à 167 du Code Électoral, portant sur les déclarations de candidatures, ceux-ci doivent scrupuleusement être respectés.

Art. 164 (1) : les candidatures font l'objet, dans les 15 jours suivant la convocation du corps électoral, d'une déclaration en triple exemplaire, revêtue des signatures légalisées par l'État.

Elecam passe au tri

Par ailleurs, certaines candidatures de partis politiques retenus se sont exprimés dans les médias, en vue d'une prorogation concernant les dépôts de dossiers de candidatures. Ce fût la cas du président du PCRN de Cabral Libii qui avait menacé de boycotter les législatives et municipales de 2020 au Cameroun.

Elecam durant cette session à travers son président Enow Abrams Egbe, a exhorté ses collègues à demeurer "les plus légalistes possibles". Sur ces entrefaites, il leur a intimé l'ordre "de procéder avec minutie", mais surtout d'avoir de "l'objectivité et de la rigueur" selon l'article 10 (2) du code électoral.

Le Cameroun mise sur la diversité

Afin d'accorder une proportion équitable aux personnes à mobilité réduite, Elections Cameroon compte ainsi appliquer les composantes sociologiques et du genre.

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Cette applicabilité ressort de manière factuelle à l'article 151 (3) du code électoral. Cela est traduit comme suit : "La constitution de chaque liste de candidats doit tenir compte des différentes composantes sociologiques de la circonscription concernée. Elle doit en outre tenir compte du genre".

Sachant que cette frange de la société est quelquefois marginalisée ou peu considérée, il convient de dire qu'elle peut valablement assumer ces fonctions. Sur une représentativité assez grande ou supérieure à celle des hommes, les femmes sont de plus en plus actives dans le milieu politique camerounais.

L'aspect social, culturel et même familial en Afrique ne permet pas véritablement aux femmes de réellement s'impliquer en politique. Toutefois, avec de nouvelles dynamiques et des apports structurels, ces dernières commencent peu à peu à s'introduire dans ce milieux autrefois réservé au genre masculin. Cette session est le point de départ pour l'organisation d'un scrutin crédible, transparent et inclusif selon le président d'Elecam.

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