Le patrimoine culturel réside foncièrement dans l'histoire d'un peuple ou d'une communauté. La préserver tient immanquablement de l'essence résiduel d'un passage dans une aire géographique bien déterminée. Christian Nana Tchuisseu, expert en communication et directeur du Musée La Blackitude à Yaoundé, promeut de façon substantielle la préservation et la conservation de musées.

Récemment élu vice-président du conseil consultatif de l'ICOM (Conseil International des Musées), il propose de réguler l'action et l'archivage de ceux-ci.

Selon le président du Comité National Camerounais du Conseil International des Musées, l'ICOM est rattaché à tous les musées du Cameroun. Ceci implique manifestement que la relance des activités pour le compte du nouvel exécutif est déjà lancée. De nombreux challenges attendent cette nouvelle gérance comme celle de travailler et d'exercer sous de meilleures conditions de régulation au service de l'éducation. Ce pourquoi Christian Nana a tenu les premiers travaux de l'Assemblée Ordinaire de l'ICOM-Cameroun le 23 novembre 2019 au Musée La Blackitude à Yaoundé.

Des propositions de régulation

Il s'agissait également de faire un rapport sur la Conférence Générale du Comité, qui s'est tenu à Kyoto au Japon en septembre 2019. Le bilan de cette année et la préparation des activités de 2020 ont également été évoqués durant cette assemblée.

Christian Nana s'est penché sur la nouvelle dénomination du nom 'musée' qui a été mise sur le carreaux au Japon. En effet, dans cette perspective, il s'agira de mettre en évidence une nouvelle dynamique et de nouvelles orientations, sans omettre celui de l'aspect technologique.

Toujours dans ce même canevas, une nouvelle assemblée sera organisée en juin 2020 à Paris, où il sera question de proposer cette nouvelle définition des musées. Ceci implique sans doute qu'il faille restaurer l'ICOM en la mettant à l'ère des nouvelles technologies pour plus de visibilité.

Le directeur de La Blackitude, s'est dit ouvert à pouvoir assister à l'ouverture du Forum Humboldt en Allemagne.

Celui-ci est un projet de musée mis sur pied dans le cadre de la reconstruction du château de Berlin. Cet édifice historique, va notamment abriter des expositions permanentes des cultures non européennes dès 2020.

Le Cameroun se penche vers l'innovation

Le Comité collabore aussi avec les conservateurs, les guides, les restaurateurs et assure le volet communication (travailler de façon collective). L'objectif étant de faire vivre le Comité sur le triangle national, celui-ci se propose d'accompagner le ministre de tutelle, et d'attiser l'attraction auprès des populations.

L'ancienne PCA de l'ICOM en la personne de SM Sundjo Nana Agnès, y a d'ailleurs mis du sien.

Sous sa gestion, le comité a connu un réel essor. Elle a offert un statut juridique (l'ICOM peut officiellement exercer), afin de réguler l'action des musées, et ouvert un compte bancaire. En 2018, avec le soutien du bureau UNESCO Afrique, le Comité a travaillé sur la rédaction d'un ouvrage pour s'enquérir de l'état des musées au Cameroun.

Cela s'est effectué avec des descentes dans les différentes ères géographiques, et s'est parachevé par des formations et des recyclages. Une cinquantaine de musées ont ainsi pu êtres recensés avec un bref aperçu des besoins ponctuels. Durant cette première assemblée, Christian Nana a fait différentes propositions sur l'organisation et la préparation de la prochaine journée internationale des musées 2020. Il a également émis l'idée de mettre sur pied une foire des musées en 2021.

Chacune d'entre elle pourra proposer ses collections, créer une émulation, et participer au concours des 3 meilleurs musées (recevront des primes).

Cette foire aura aussi pour objectif d'inviter d'autres musées (un pays invité à chaque édition) et d'avoir des échanges "be 2 be". "Nous devons sensibiliser les promoteurs des musées, autant communautaires que privés, car ils gagneraient beaucoup en intégrant l'ICOM", a terminé Christian Nana.

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