Le 12 décembre 2019, plusieurs ONG ont célébré la Journée de la Couverture Santé Universelle (CSU) notamment deux d'entre elles au Cameroun. Il s'agit des organismes Affirmative Action et PHICC (Public Health International Consulting Center). Celles-ci à travers leurs différentes implantations ont déroulé la nécessité d'avoir une CSU au Cameroun et même en Afrique.

Réunies au siège d'Affirmative Action à Yaoundé, différentes propositions ont été déroulées et même émises pour une meilleure implantation de la CSU.

Il est à noter que le 12 décembre 2017, les Nations Unies ont adopté une résolution décidant d’organiser la première réunion de haut (HLM) niveau jamais consacrée à la Couverture Santé Universelle. Cette journée de la Couverture Santé Universelle 2019, a pour thème : "La santé pour tous, réalisons nos promesses". Selon ces organismes, les partenaires au développement pour la promotion de la CSU au Cameroun ont déjà fait une contribution estimée à 50 milliards FCFA. Il sera organisé à cet effet, une marche sportive le 21 décembre 2019 à Yaoundé.

La santé, une nécessité pour les populations

Rappelons que les objectifs de la Couverture Santé Universelle prévoient l'accès équitable aux services de santé, la qualité de services et la protection financière. "Voulons-nous que notre prochain puisse mourir parce-qu'il est pauvre? Ou que les millions de familles soient acculées par la pauvreté du fait des dépenses de santé élevées et du manque de protection contre le risque financier?" S'est interrogé le Dr Tedros Adhanom en 2017 concernant ces mesures de fonctionnement.

Sachant que l'Afrique, et même certaines régions du Cameroun, vivent dans la précarité et la pauvreté, certaines propositions émises par ces deux ONG demeurent sans doute parmi celles qui offrent des privilèges accessibles aux communautés.

Le Cameroun à l'oeuvre

Durant les échanges Mr Wantou a intégré dans ses dires, que cette couverture santé est à même de pouvoir déclencher une politique dynamique.

Ce qui selon lui conviendrait à faire des campagnes pour avoir des allocations des ressources nécessaires, la mobilisation des ressources internes, sans omettre l'éducation par les médias. Le Gouvernement, la société civile et la multitude d'associations et de formations s'occupant du domaine de la santé devraient donc tous tenir leurs promesses.

Pour Mme Eva, membre du Conseil d'Affirmative Action et SG de la Commission Nationale des Droits de l'Homme au Cameroun, "le Droit à la santé demeure un droit universel, donc ca devient un privilège qui doit être reconnu à l'être humain." Rappelons que le niveau de couverture en santé est seulement de 6,46% de la population camerounaise qui est couverte par un mécanisme de protection sociale en santé.

De ce fait, la majorité de la population ne fait partie d'aucun dispositif de protection de risque financier et continue de supporter les dépenses de santé à travers le paiement direct de soins. D'où cette nécessité d'avoir l'implication de tous. Pour que cela puisse être réalisable, le plateau technique doit être uniforme sur l'ensemble des formations sanitaires.

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