La famille Ayissi Sama tient à préserver l'acquis qui lui a été légué depuis des générations. En effet, cette famille assez conservatrice se voit trainée dans un litige foncier, l'opposant à Léopold Timo (Promoteur des magasins Santa Lucia) et Mokiadje.

D'entrée de jeu, Ange Sama, petit-fils d'Ayissi Sama Barthélemy, s'est exprimé sur cette situation inappropriée qui déstabilise l'héritage de sa famille. "Nous avons introduit des requêtes qui ont ensuite disparues et dont on ne retrouve pas les traces". Ces requêtes font suite à la volonté de Mr Djoumbi Mokiadje Vincent qui, profitant de la "tolérance sociale" de Ayissi Sama Barthélemy, voudrait spolier leur bien familial qui revêt en toute chose des valeurs sentimentales profondes (cordons ombilicaux et placenta enterrés).

Le titre foncier est présenté comme suit : un terrain d'une superficie de 104 m² est prétendument vendu par leur grand-père à un certain Mojiadje Philippe, qui en aurait fait don à un de ses enfants, le nommé Djoumbi Mokiadje Vincent. Par la suite, celui-ci l'aurait vendu à Mr Léopold Timo, via Mme Mabeu épouse Ndanda, née le 25 mai 1968 à Yaoundé. Cette vente aurait curieusement été conclue un mois à peine avant que le fils d'Ayissi Sama Barthélemy, le nommé Sama Ayissi Gustave (administrateur des biens) soit décédé.

Un litige foncier sous haute tension

Selon Maître Francis Olinga, conseiller familial de la famille Ayissi Sama, les dossiers ont une cause juridique dont le législateur a produit des procédures à suivre.

Il s'agit bel et bien d'une affaire d'ayant-droits de la famille Ayissi Sama. "Le 15 avril 2020, le sous-préfet de l'arrondissement de Yaoundé I, a rendu une décision, suspendant les travaux entrepris par le site. Le camp adverse ne s'en est pas tenu à cela.

La famille s'est donc engagée à une deuxième procédure judiciaire avec Maître Elame.

Ils ont obtenu cette ordonnance concernant l'arrêt des travaux entrepris, le 12 juin 2020. Nous demandons que la loi soit respectée et que les 25 petit-fils qu'a laissé le patriarche Ayissi Sama Barthélemy, puissent en bénéficier", a dit Maître Francis Olinga.

Ce dernier a continué en énonçant le respect de la loi de 1974 en matière foncière, car il y a des irrégularités dans l'acte de vente.

La famille exige une expertise graphologique dans cet acte de vente. A cet effet, la famille compte dans les prochains jours, prendre attache avec les hautes personnalités de la République sur cette affaire de litige, car selon Maître Francis Olinga, le droit prime sur le pouvoir de l'argent. Il invite ainsi le Ministre du Domaine du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF) à se pencher sur cette affaire.

Des faussaires en ligne de mire

Par ailleurs, il persiste beaucoup d'ombres dans ce litige foncier. On peut notamment citer la qualité de la photocopie du bordereau analytique. Selon certains recoupements observés par la famille, l'auteur a voulu la faire passer pour un document des années 60.

Mais à l'observation minutieuse, c'est une photocopie d'un document copié/collé de très mauvaise qualité (pièce N°5 du TF 1600). Toutes les pages de l'acte de vente notarié ne sont pas paraphées (pièce N°6), les signatures sont absentes en quatrième page de l'acte de vente (pièce N°6) ainsi que la présence d'un grossière imitation de la signature de Mr Ayissi Sama Barthélemy (bas de page des pièces N°6 et 6 bis).

Comme autre curiosité observée par la famille Ayissi Sama, la vente est bouclée et l'acte de vente notarié (pièce N°6) et signé le 27 octobre 1962. Mr Ayissi Sama Barthélemy, du haut de son statut de Haut fonctionnaire de l'Etat, aurait accepté que le reliquat de la vente de son patrimoine lui soit payé un mois plus tard.

Soit le 30 novembre 1962, sachant qu'il a été le premier trésorier payeur du Cameroun après le départ des occidentaux à ce poste, cela semble vraiment inconcevable pour la famille. Dans le bordereau analytique N°1 paragraphe 1, il dit être en possession d'une réquisition N°7065 du 12 décembre 1963, mais qui est curieusement publiée au journal officiel de l'Etat fédéré du Cameroun Oriental N°13, cinq (5) mois plus tôt, soit le 1er juillet 1963 (ce qui semble un autre voyage selon la famille).

Comme autre curiosité observée, la bordereau analytique N°1 paragraphe N°3, atteste que l'acte de vente est établi le samedi 27 octobre 1962, mais le procès-verbal de bornage, paragraphe trois (03), qui renseigne sur l'acte de vente, lui est fait deux ans plus tard, soit le 3 septembre 1964.

Par la suite, le procès-verbal de bornage a été clos et arrêté le 3 septembre 1964, mais pourtant sa quittance a été payée deux mois plus tôt, soit le 16 juillet 1964. Cependant, après la décision du sous-préfet de l'arrondissement de Yaoundé I d'arrêter les travaux sur le terrain querellé, elle a été suivi d'une décision par le président juge des référés qui a pris l'ordonnance N°433/RO/D du 12 juin 2020 d'arrêt des travaux (pièce N°8).

"Monsieur Léopold Timo se prévalent d'être propriétaire de 71 titres fonciers dans Yaoundé, a engagé des négociations avec la famille Ayissi Sama. A proposé 10.000.000 de FCFA et entre temps, intente des procès dans différentes juridictions contre ladite famille en arguant que : 'si la famille refuse, nous donnerons cette somme aux juges, ainsi elle perdra et le terrain et l'argent'. Par ailleurs il aurait tenté d'induire en erreur un des conseillers spéciaux du Chef de l'Etat en arguant que certaines personnes 'bloquent' un projet du Chef de l'Etat", a fini Ange Sama, petit-fils de Ayissi Sama Barthelemy.

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