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En même temps qu'il annonçait l'abandon du projet d'aéroport [VIDEO] de Notre-Dame-des-Landes, Édouard Philippe assurait que l'État de droit serait rapidement restauré dans la ZAD... Une promesse qui tient de l'aptitude de l'exécutif à se montrer ferme.

La décision était vivement attendue depuis les premiers pas d'Emmanuel Macron à l'Élysée, finalement c'est ce mercredi 17 janvier qu'elle sera tombée. Le premier ministre, Édouard Philippe, a officiellement annoncé l'abandon du projet vieux de plus de 50 ans. Un renoncement qui s'est toutefois accompagné de volonté ferme de faire respecter l'autorité de l'État dans l'espace qui est resté, pendant près de 10 ans, une zone de "non-droit", symbole de défiance vis-à-vis de l'Exécutif.

Il faut dire que désormais, le gouvernement table sur une désolidarisation progressive autour des zadistes maintenant que l'objet de leur présence sur la zone n'est plus. De nombreux spécialistes émettent d'ailleurs la très probable perspective de voir les éléments les plus radicaux se faire lâcher d'ici quelques semaines par leurs supporters. D'un autre côté, le chef du gouvernement s'est dit ouvert au dialogue [VIDEO] avec les zadistes pour une résolution pacifique de la crise dont il estime qu'elle dure déjà depuis un peu trop longtemps.

Au gouvernement, le calendrier de l'évacuation de la ZAD est déjà dressé

Dans son discours réitéré au journal de 20h sur TF1, Édouard Philippe a lancé un ultime appel pour la libération de la ZAD d'ici au printemps. S'il entend respecter la loi à la règle, l'ancien maire du Havre prévient déjà qu'il n'y aura pas de demi-mesures dès la fin de la trêve hivernale prévue le 31 mars prochain.

Un bel élan de fermeté affirmé alors que certains responsables de la droite dénoncent depuis le début de ce quinquennat le laxisme de l'exécutif.

De leur côté, les zadistes ont fait savoir qu'ils libéreraient les routes permettant d'accéder à la zone conformément aux exigences formulées par le gouvernement. Toutefois, ceux-ci ont très vite fait valoir leur droit de rester implantés sur site. Le bras de fer pourrait donc s'annoncer serré entre l'État et les occupants illégaux de la ZAD, même si l'initiative concertée entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe semble rencontrer pour l'instant une forte adhésion de la part de l'opinion. Pour sûr, le feuilleton promet donc de s'étendre encore sur quelques semaines.