On se souvient tous de cette affaire qui avait ébranlé toute la France lorsque Hollande était encore Président de la République. Un de ses ministres, Jérôme cahuzac, avait alors fait face à des accusations de comptes en banque frauduleux à l'étranger. L'homme d'Etat avait tout d'abord démenti devant l'Assemblée Nationale et les médias. Finalement la vérité avait éclaté au grand jour. L'ampleur du scandale a encore des répercussions aujourd'hui. Il est possible en effet de parler d'un avant et d'un après Cahuzac.

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Depuis, nombreux sont les projets de lois visant à encadrer et rendre plus transparents les professionnels politiques dans leur travail.

Retour sur ce scandale qui a ébranlé la France

Tout a débuté en 2012 par la publication d'un article de Médiapart.

Le média accusait le ministre du budget en place de dissimuler en Suisse et à Singapour des comptes bancaires frauduleux. Sur ces derniers pas moins de 600 000€ étaient détenus par Cahuzac. Lui qui pourtant voulait faire de la lutte contre la fraude fiscale une de ses priorités. Cette somme d'argent provenait de revenus antérieurs liés à son ancienne fonction de chirurgien capillaire qui lui rapportait gros. La première répercussion de cette affaire fût la création du parquet national financier. Le premier client de celui-ci s'appelant tout bonnement Cahuzac.

Une possible lourde condamnation

En première instance l'ex-ministre était condamné à trois ans ferme sans aménagement de peine possible pour fraude fiscal et blanchiment de fraude fiscal. Un jugement fort qui ne trouve pas de précédent pour pareil affaire.

Les juges du fond étaient déterminés à montrer que la fête était finie dorénavant pour les fraudeurs quelque soit leur statut. Face à l'humiliation qui est celle de l'incarcération l'homme politique a décidé de faire appel. Il a également fait le choix de prendre cette fois ci comme avocat maître Dupont-Moretti. Le principal objectif de ce dernier sera d'obtenir, pour son client, une peine inférieure à deux ans. Celle-ci pouvant alors faire le fruit d'un aménagement. Cahuzac devra peut être changer de stratégie en seconde instance. Lui qui avait tout d'abord fait le choix de rester ferme, à la limite même de l'arrogance. Cette position qui était déjà la sienne au tout début de l'affaire et qui fait de lui la caricature de l'homme politique menteur et arrogant à travers la France.