Laurent Wauquiez fait face à la plus importante vague de critiques depuis son accession au poste de président des Républicains. À l'origine, l'initiative choc de son tract "Pour que la France reste la France", qui lui vaut aujourd'hui les poignants avertissements de Jean-Pierre Raffarin, mais aussi d'autres tenants d'une droite dure comme Bruno Retailleau, ex-numéro 2 de Fillon.

Il faut dire que pour beaucoup, et cela au sein même du parti Les Républicains, le repli identitaire de Wauquiez s'interprète comme une lente agonie de la droite face à la politique d'Emmanuel Macron.

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Au point où, même au Rassemblement National, on en vient à en rire comme si la ligne politique poursuivie par le président de Région Auvergne-Rhône-Alpes n'était en réalité qu'une vulgaire copie du discours de leur championne Marine Le Pen.

Une situation insupportable pour de nombreux responsables de la droite républicaine et du centre qui espèrent une reprise en main de leur parti. Nicolas Sarkozy a tenté de raisonner son ancien protégé, en l'invitant lundi au rassemblement. Raffarin et Retailleau ont eux choisi de le tacler un peu plus au passage.

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Une position trop clivante pour Raffarin

Dans une interview au Journal du dimanche parue ce 24 juin, l'ancien premier ministre a dit sa préférence pour "un parti de projets" plutôt qu'à "un parti de tracts", dénonçant une culture du problème et du slogan qui semble prendre le pas sur la culture de la solution et du projet. Mais, plus encore, le retraité de 70 ans au positionnement plutôt centriste s'inquiète véritablement de l'intolérance grandissante à la diversité dans le débat au sein de sa famille politique.

Le limogeage de l'ex-numéro 2 des Républicains, Virginie Calmels, représente, pour l'ancien sénateur, un message négatif. Le rassemblement des deux droites historiques du parti devrait être une priorité du patron LR, qu'il dit attendre sur les questions de l'Europe, du numérique et des migrations.

Wauquiez critiqué au sein de la "droite dure"

Et au-delà de quelques "modérés" comme Alain Juppé ou encore François Bayrou, Laurent Wauquiez s'est mis à dos d'authentiques représentants de la "droite de la droite" avec son tract.

Bruno Retailleau, le président des sénateurs LR a appelé à "se méfier des slogans", estimant que "s'il ne parvient pas à se montrer aussi intelligent qu'il l'est, Wauquiez n'y arrivera pas".

Pour l'ancienne porte-parole de François Fillon, Florence Portelli, l'initiative du président des Républicains a les traits d'une "surenchère frontiste". Tandis que chez le député de Paris Claude Goasguen, proche de Nicolas Sarkozy, on se refuse au amalgame de termes inacceptables, actant ne pas être obligé de partager les idioties proférés par le patron LR.

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Difficile d'être plus sévère.

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