Avec la croissance économique qui s'annonce moins bonne que prévue en 2018, Emmanuel Macron et Edouard Philippe se retrouvent désormais face au casse-tête du Budget 2019. L'éducation, la sécurité ou encore l'environnement pourraient bien tirer leur épingle du jeu, tandis que les contrats aidés et les aides au logement devraient en payer les frais.

Il faut dire que les nouvelles n’ont pas vraiment été très réjouissantes pour le gouvernement durant la trêve estivale.

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Estimé à 2% dans les prévisions budgétaires de 2018, le taux de croissance de l’économie pourrait finalement s’établir à 1,8%. Une chute nette qui représenterait entre 3 à 5 milliards d’euros de perte de PIB, soit un manque de 1,5 à 2,5 milliards pour les caisses de l’Etat.

Réunis mercredi à l'Elysée avec une poignée de ministres dont Bruno Le Maire, Gérard Darmanin ou encore Muriel Pénicaud, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont donc du rendre des arbitrages sur les priorités du gouvernement en 2019. Interrogé sur la question, le porte-parole du gouvernement a tout juste indiqué que Matignon annoncerait ses décisions le 31 août.

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Des arbitrages ambitieux

En attendant, rien n’aura filtré de la réunion de travail entre le président de la République et le chef du gouvernement. Toutefois, entre la baisse annoncée des recettes fiscales espérées il y a un an et les réformes ambitieuses portées par l’Exécutif pour la rentrée, difficile d'imaginer que le Chef de l'Etat n'ait pas été appelé à faire des choix particulièrement compliqués.

Un positionnement clair que Benjamin Griveaux s'est contenté de qualifier de politiquement "fort".

L’hôpital, les retraites, les mobilités, la transition énergétique, voilà autant de chantiers ambitieux où l'Exécutif va devoir mettre de l'argent. En boussole, Emmanuel Macron se pose toutefois de poursuivre la réduction des déficits publics à 2,3 % en 2019, sans augmenter les impôts. Une équation complexe entre suppression de la taxe d’habitation, service national universel, dédoublement de classes dans les zones défavorisées ou cadeaux aux PME-TPE avec la loi Pacte.

Une budget entre hausses nettes et coupes franches

Dans l'entourage du chef de l'Etat, on assure déjà qu'il n'y aura plus de petits coups de rabot généralisés dans les ministères comme en 2017. Le budget 2019 devrait clairement afficher les priorités du gouvernement, avec des hausses nettes contrebalancées par des baisses franches. L’éducation, l’environnement, et la sécurité devraient ainsi voir leurs caisses augmenter, tandis qu'aux ministères du Travail et de la Cohésion des territoires, on devrait se serrer la ceinture.

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Une suppression de 100 000 contrats aidés sur les 200 000 en place serait ainsi envisagée, de même qu'une réduction supplémentaire de l’aide au logement. Des économies pourraient également être faites sur les fonctionnaires, avec 10 000 suppressions de postes actées en 2019, sur les 50 000 promis par le président sur le quinquennat. De quoi assurer une rentrée sociale particulièrement chahutée dans l'attente du « plan pauvreté ».

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