Emmanuel Macron a reçu, à l'Elysée ce mercredi, son premier ministre Edouard Philippe et les membres du gouvernement afin de consolider les axes de travail des nombreux chantiers qui attendent l'Exécutif en cette deuxième année de mandat. Un exercice plutôt délicat alors que les répliques de l'affaire Benalla et les accusations contre Alexis Kohler pourraient bien lui faire ombrage.

De l'avis de nombreux spécialistes de la politique, aucun doute à avoir sur le fait que cet été 2018 aura été tout particulièrement rude pour l'Exécutif.

Entre les révélations du Monde et la communication très brouillonne de l'Elysée, le Chef de l'Etat sera vraisemblablement passé par la période la plus trouble et la plus difficile depuis le début de son quinquennat avec le dossier Benalla.

Pour inverser la situation, Emmanuel Macron entend désormais mettre en avant les promesses de renouveau portées par la pile de réformes qui attendent au chevet de ses ministres, en cette rentrée. Le premier conseil des ministres s'est, dans tous les cas, achevé sur une détermination affichée de ne rien lâcher aux ambitions.

Un train effréné de réformes en gestation

A l'occasion de son passage en vacances plutôt discret au fort de Brégançon, Emmanuel Macron avait déjà clairement assuré ne pas vouloir "ralentir" ou à "dévier" le train des réformes lancé depuis le début de son mandat. Une vision qui résonne en droite ligne de la position défendue par son chef du gouvernement Edouard Philippe face aux motions de censure portées par l'opposition à l'Assemblée au 1er août dernier, en fin de session parlementaire.

Ce mercredi, Benjamin Griveaux a ainsi indiqué à la suite du conseil des ministres que le président de la République souhaite inscrire cette rentrée 2018 dans la "cohérence" et "l'intensité" de la transformation qu'il défend depuis un an. Pas de faux-semblant donc, selon le porte-parole du gouvernement qui a tenu à rappeler à la presse que les Français le jugeraient sur des actes concrets.

Des sujets à risques

Parmi les dossiers sensibles, le gouvernement devra donc aborder la délicate question des retraites, avec pour ambition de faire converger l'ensemble des régimes existants vers un système unique, transparent et plus équitable.

Le plan pauvreté porté par Agnès Buzyn devrait lui aussi émerger après des mois de report qui n'en finissent pas d'agacer élus et associations. Quant à la "loi Pacte", elle devrait porter des dispositions pour donner de la souplesse aux entreprises.

D'un autre côté, le budget 2019 pourrait s'avérer plus problématique que prévu à mettre en oeuvre avec une croissance moins bonne qu'attendue. Le Chef de l'Etat tiendra d'ailleurs cet après-midi des arbitrages budgétaires pour définir les priorités de l'Exécutif.

Et si Edouard Philippe maintient son intention de remettre sur la table du Parlement la révision constitutionnelle, le créneau de sa mise en oeuvre s'annonce déjà particulièrement serré.

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