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Le Rassemblement national montre les muscles. Très présent médiatiquement durant la crise des gilets jaunes, le parti de Marine Le Pen caracole en tête de tous les sondages d'opinions. Cela vaut aussi pour les prochaines élections européennes [VIDEO], programmées en mai 2019. Selon l'Ifop, le Rassemblement national est désormais crédité de 24%, soit son meilleur score depuis le début des sondages.

Le parti dirigé par Marine Le Pen devance désormais de six points l'alliance entre La République en marche et le MoDem.

Le mois dernier, RN et LREM étaient au coude à coude, à environ 20% d'intentions de vote. Force est de constater que depuis le début de la crise des gilets jaunes, marquée par les difficultés de l'exécutif à répondre aux préoccupations des Français, le Rassemblement national a fait l'écart pour distancer son principal rival.

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La France insoumise stagne à 9%

Les prochaines élections européennes devraient donc donner lieu à un raz-de-marée du Rassemblement national, ou a un duel entre RN et LREM [VIDEO]. Car toute autre configuration semble aujourd'hui difficile à imaginer, tant le reste des partis naviguent loin du duo de tête. Troisièmes, Les Républicains n'affichent qu'un score de 11%, toujours selon l'enquête réalisée par l'Ifop.

Malgré un Jean-Luc Mélenchon et un François Ruffin très présents dans les médias durant la crise des gilets jaunes, la France insoumise ne décolle pas avec des intentions de votes bloquées à 9%. FI est même désormais talonné par Europe-Écologie les Verts et Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, tous deux crédités de 8%. DLF est d'ailleurs lui aussi en forte hausse depuis le début de la crise des gilets jaunes.

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Le PS désormais à 4,5%

En revanche, pour le Parti Socialiste, difficile de trouver un motif de satisfaction. Selon l'Ifop, le PS est actuellement situé à 4,5% d'intentions de votes. Si ce chiffre venait à se confirmer en mai prochain, il pourrait ne pas y avoir de socialistes français élus au Parlement européen. Ce serait évidemment un séisme qui confirmerait la lente descente aux enfers du Parti Socialiste.

Même difficultés rencontrées pour Benoît Hamon et son parti baptisé Génération.s. Ce dernier est crédité de 3,5% par l'Ifop, un score évidemment bien trop insuffisant pour espérer obtenir des députés européens en mai prochain. L'ancien candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2017 a encore six mois pour tenter de remonter la pente.