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Alexandre Benalla est pris depuis peu dans la tourmente des révélations à répétition de Mediapart. La plateforme d'informations en ligne accuse désormais l'ancien chargé de missions d'avoir fait affaire, non plus avec un, mais deux oligarques russes, alors qu'il travaillait encore au palais de l'Elysée. Des contrats de sécurité gracieux qui se chiffreraient à quelques 2,2 millions d'euros.

Il faut croire que le scandale démarré en juillet dernier sur fond de violences commises le 1er mai n'a pas fini de livrer sa part de vérités. Dans un article publié lundi, le site Mediapart assure, sans réserve, détenir les "preuves" qu'Alexandre Benalla aurait directement négocié un contrat de sécurité de l'ordre de 294 000 euros avec un homme d'affaires russe proche de Vladimir Poutine.

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Des informations qui auraient depuis été confirmées par Jean-Maurice Bernard, le directeur de la société de sécurité Velours, sous-traitant du-dit marché. Sur le site, on peut notamment y découvrir que les négociations se seraient tenues dans un café non loin de l'Elysée, ainsi que dans les locaux parisiens de La République En Marche où était salarié son acolyte Vincent Crase.

Impliqué dans la négociation d’un contrat avec un oligarque russe trouble

Bien sûr, si les journalistes de Mediapart soulignent qu'Alexandre Benalla reste très discret sur ses activités, ils affirment qu'il n'a pas du tout chômé depuis sa mise à pied de l'Elysée. Il ferait ainsi vivre depuis quelques mois une entreprise du nom de "France Close Protrection", laquelle a signé un contrat de sécurité juteux de 980 000 euros, en faveur de l'oligarque russe Iskander Makhmudov.

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La plateforme d'informations croit également savoir qu'en décembre dernier, l'ex-collaborateur élyséen aurait bénéficié d'un nouveau contrat d'une même valeur de la part de Fahkad Akhmedov, un autre oligarque russe. A ce sujet, il est indiqué que 350 000 euros ont transité en France, avant d'être récupérés par Alexandre Benalla lors d'un séjour au Maroc. Pour l'heure, le Parquet national financier a ouvert une enquête sur fond de "corruption" pour une activité dont l'ancien "Monsieur Sécurité" d'Emmanuel Macron avait pourtant nié l’existence.

Iskander Makhmudov, un personnage sulfureux

Ainsi, dans la mesure où Philippe Bas n'écartait déjà pas la possibilité de traduire Alexandre Benalla devant la justice pour "faux témoignage", le président de la Commission d'enquête au Sénat tient désormais un boulevard devant lui ! Les nouveaux éléments versés à la justice par Mediapart viennent en totale contradiction des faits rapportés en audition par l'agent de sécurité.

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Son lien avec Iskander Makhmudov semble désormais difficile à nier. Avec 6,4 milliards d'euros, l'homme d'affaires ouzbèke possède la 16ème fortune de Russie. Mais, ce qui pose problème, c'est sa relative proximité avec Moscou, et la mafia russe. Il fera d'ailleurs l'objet, en 2009, d'une enquête pour des soupçons de blanchiment pour le compte d’Izmailovskaïa, une branche de la mafia moscovite. Un personnage sulfureux dont beaucoup s'offusquent qu'il ait pu être ainsi un lien aussi direct à l'Elysée, sans que cela déclenche d'alertes.