Plus que deux mois et demi avant les élections européennes de mai prochain et La République En Marche n'a toujours pas officialisé sa tête de liste pour le scrutin. Toutefois, fort de l'embellie sondagière d'Emmanuel Macron, le parti présidentiel prend ses distances avec le Rassemblement national dans la troisième vague de sondages Ifop-Fiducial réalisée pour Paris Match, Sud Radio et CNews.

Il faut dire que depuis quelques semaines, le décor semble déjà planté.

Pour la 3e fois en trois enquêtes d'opinion, la majorité confirme sa position en tête de la course aux sièges du Parlement européen le 26 mai prochain. Une situation qui placerait donc en favorite la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, citée ces dernières semaines en potentielle meneuse des Marcheurs.

Aucun doute que cela rendra l'ambiance électrique sur le plateau de L'Emission politique de Léa Salamé ce jeudi 14 mars où l'ancienne patronne de l'ENA effectuera sa première sortie pour une heure de grande écoute.

Elle aura d'ailleurs en face d'elle une jouteuse de choix, en la personne de Marine Le Pen. La patronne du RN ne se prive déjà pas d'aiguiser ses arguments, actant que Mme Loiseau passe la plupart de son temps à cracher sur l’opposition.

En Marche progresse, le RN recule

Sinon, dans les détails du sondage paru lundi, LaREM progresse de 0,5 point pour s'établir à 25% d’intentions de vote pour les européennes.

Du côté de la liste de l'ex-Front national amenée par le tout jeune Jordan Bardella, on perd également 0,5% pour tomber à 21,5% des voix ! Ce sont donc désormais 3,5 points qui séparent les deux formations : une première depuis le début du sondage Ifop.

Avec la tribune du Président publiée la semaine dernière, on observe une certaine consolidation de son socle électoral. 76% des Français qui disent avoir voté pour lui au premier tour de la présidentielle de 2017 sont à nouveau prêts à lui accorder leur confiance.

La vision du chef de l’Etat fait également une percée chez les électeurs de Benoit Hamon, mais aussi dans l'électorat de droite. Le RN se contente, lui, de faire carton plein dans les voix acquises à sa patronne.

Campagne bipolaire

Bien sûr, dans cette folle course pour l'Europe, les deux formations ont de très loin pris le pas sur leurs concurrents. Ainsi pour dire que dans le paysage politique actuel, les Marcheurs et les anciens frontistes ne bossent plus au même niveau que les autres, actant la logique d'une campagne bipolaire entre ceux qui se réclament pro-européens et ceux qui militent pour le retour des frontières.

Les Républicains amenés par François-Xavier Bellamy sont donc toujours relégués à la 3e place du podium avec 12,5% des intentions de vote, soit 0,5 point de moins. Suivent les écologistes dirigés par Yannick Jadot qui sont crédités de 8% (+0,5). Les Insoumis de Mélenchon restent, eux, bloqués à 7%, tandis que les socialistes se placent à 5%. Seule perspective encourageante, plus d'un électeur sur trois n'est pas encore fixé sur le choix qu'il fera au bout.

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