Avec des intentions de vote timides et le scrutin européen qui arrive à grands pas, le Parti socialiste se retrouve à l'heure de faire des choix. La place en tête de liste de la famille historique de la gauche n'a toujours pas trouvé preneur, obligeant Olivier Faure à ne plus écarter l'hypothèse de sa candidature. Toutefois, au sein du PS, on se s'interdit pas se donner plus de temps pour trancher.

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Il faut dire que l'espoir est faible, tant toutes les combinaisons possibles d'alliance avec une autre famille politique de gauche semblent avoir été épuisées. Le premier secrétaire socialiste avait tout d'abord tenté de se rapprocher de Ségolène Royal, avant de voir ses ardeurs refroidies. Ensuite, ce sera le nom de Jean-Christophe Cambadélis qui circulera et si les différents courants du parti convergeaient sur le choix, le principal concerné n'aura donné de suite.

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Lundi, c'est donc en dernier ressort que le député de Seine-et-Marne espérait pouvoir conclure un accord avec le mouvement Place Publique de Raphaël Glucksman. Au final, même cette idée débouchera sur une impasse, contraignant Olivier Faure à esquisser l'hypothèse de sa candidature en tête de liste du PS. Une situation qu'il avait pourtant chercher à éviter ces dernières semaines.

Une prise en mains de ses responsabilités

Dans le détail, c'est dans l'après-midi de lundi, lors d'une réunion avec les différents chefs de Motion, qu'Olivier Faure a dessiné le scénario.

Pour assurer l'unité du PS, il a ainsi promis une représentation équitable de chaque courant sur la liste. Une stratégie qui reste à confirmer, puisque quand on cherche à l'interroger, le premier des socialistes souhaite garder le silence jusqu’au samedi 16 mars.

Une date pas vraiment prise au hasard était donné que c'est ce jour que se tiendra le Conseil national du parti. Pour l'heure, la gauche traditionnelle est créditée de tout juste 5% d'intentions de vote dans les enquêtes d'opinion.

Un score inférieur à celui de Benoît Hamon à la présidentielle, que beaucoup espèrent voir grimper avec la désignation très attendue de la tête de liste socialiste.

Un parti en lambeaux

En attendant, des responsables du parti s'activent en coulisses pour la suite. Il ne faut d'ailleurs pas demander à Bernard Cazeneuve s’il prépare un appel pour tenter de rassembler les socialistes après l'échéance européenne !

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Michaël Darmon s'y est aventuré, avant de recevoir un sermon de l’ancien Premier ministre.

Du côté de Stéphane Le Foll, on se tient en fond de scène, même s'il entend prendre prochainement la parole pour dresser une analyse de la crise des Gilets jaunes. Propositions en mains dans le pur esprit social-écologie, le maire du Mans souhaite faire vivre la thématique au sein de la gauche. Une initiative qui ne déplaira pas aux proches de François Hollande qui préparent leur comeback.

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