Dans un entretien face aux lecteurs du Parisien, Anne Hidalgo a défendu son bilan à la tête de Paris. Propreté, logement, sécurité, transports, pollution, ou encore fiscalité, la socialiste se place bien loin des critiques qui se sont concentrées depuis plusieurs mois autour de sa gestion de la capitale. Pas d'annonces toutefois, si ce n'est quelques pistes sur la perspective d'un nouveau mandat.

Il faut dire qu'avec les convoitises qui ne cessent de s'aiguiser autour de l'hôtel de ville parisien, la possibilité d'un second mandat pour Anne Hidalgo surfe désormais dans tous les esprits.

Une actualité d'autant plus pressante que, du côté de la République En Marche, les candidatures pour l'investiture du parti continuent de se multiplier, avec le risque d'ailleurs de tourner en véritable pugilat.

Mais pour la maire de Paris, l'heure de dévoiler sa candidature n’a pas encore sonné. Elle entend tout d'abord se rendre le plus utile possible à ses concitoyens parisiens pour la dernière année de son mandat.

Ensuite, elle concède prendre son temps pour se décider, notant se mettre pour l'instant en retrait afin de voir ce que sera l'offre politique pour les élections municipales de 2020.

Possible candidate sous une bannière citoyenne

Bien sûr, si la politicienne de 59 ans se refuse à dire concrètement ce qu'elle fera pour les prochaines municipales, elle a déjà sa petite idée sur ce qu'elle ne fera pas.

En effet, en cas de candidature dans la capitale, hors de question de se présenter sous l'étiquette d'un parti politique ! L'édile parisienne se voit plutôt bien portée par une plateforme citoyenne, détachée des carcans de la politique.

Elle entend que son équipe sera amenée à réfléchir sur la conception d'un projet qui rassemble, en même temps qu'il est ouvert et porté par l'esprit collectif. Aucune étiquette partisane donc, avec la certitude d'éviter de cliver dans une ville dont elle croit au fort potentiel de réussite. Celle qui s'est montrée un temps souple avec Emmanuel Macron se revendique ainsi plus pragmatique qu’idéologique.

Réussir à Paris pour peser dans la refondation du PS

Toutefois, Anne Hidalgo note qu'elle assume sa part de convictions. Elle ne pense donc pas que le Parti socialiste serait mort comme le rappellent à longueur de journées certains commentateurs. Elle insiste sur le fait que les idées portées par le socialisme restent bien présentes, et qu'elles trouveront à nouveau un point d'entrée dans la sphère politique, notamment sur la question écologique.

Sa contribution à la refondation du parti historique de la gauche, la maire socialiste la place donc à présent dans sa capacité à réussir à Paris. Une tâche qui s'annonce relativement facile avec la forte embellie sondagière dont elle bénéficie en ce mois de mars. Bien sûr, il faudra garder un oeil sur ses potentiels concurrents. Candidat malheureux lors de la primaire de la droite pour Paris en 2013, Pierre-Yves Bournazel tentera à nouveau sa chance, tout comme David Belliard (EELV) et Gaspard Gantzer (PS) qui ont annoncé mardi être en lice.

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