"Ça finira mal à un moment, ça va se retourner et la droite devra être prête !" La phrase circule depuis quelques jours sur la place publique, et Le Figaro en a déjà attribué la paternité à Nicolas Sarkozy. L'ancien Président dresse ainsi un constat amer de la situation laquelle Emmanuel Macron se retrouve empêtré avec l'interminable séquence des Gilets jaunes. Conseiller à mi-temps du chef de l'Etat, il alerte sur le risque pour l'exécutif de se faire broyer dans la mesure où les conclusions du Grand débat tomberaient loin de l'espérance des Français.

Mais dans le même temps, l'ancien patron des Républicains y joint un message particulièrement cinglant à sa famille politique et aux responsables de la droite dans leur globalité. En effet, il note que la position occupée par Laurent Wauquiez, mais aussi par d'anciens cadres LR est loin d'être à la mesure de ce qu'elle devrait être pour garantir une alternance. Car, face à un jeune élu, l'homme fort de la droite a confié ses doutes sur les capacités des uns et des autres.

Les cadres de la droite dans le viseur

Quand on lui présente à tour de rôle les principales figures de la droite qui pourraient tenter d'imposer un rapport de force crédible face à Emmanuel Macron lors de la prochaine élection présidentielle, c'est à peine s'il ne fait pas la moue ! Nicolas Sarkozy estime tout bonnement qu'aucun des personnages cités n'a réellement le niveau : en voilà une pique que Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, et même Bruno Retailleau auront du mal à digérer.

Pour l'ancien président de la République, ils ne sont pas juste loin de pouvoir accéder au fauteuil de l'Elysée, ils en sont encore très loin. Histoire de bien leur faire comprendre qu'il faudra ramer pour tenter d'inverser la vapeur et s'inscrire durablement comme une valeur sur laquelle les Français pourront s'appuyer.

Laurent Wauquiez à la ramasse

A ce titre, Nicolas Sarkozy envoyait, il y a quelques jours, un tacle au nouveau président LR Laurent Wauquiez.

D'après les informations du Canard Enchaîné, il estimait qu'avoir fait le choix de placer François-Xavier Bellamy comme tête de liste du parti aux européennes pourrait bien être la dernière décision politique du chef des Républicains ! Il déplore le fait qu'une partie des électeurs de droite sera amenée à voter le RN, tandis que l'autre optera pour les Marcheurs.

Jamais vraiment tendre avec son ancien ministre, le prédécesseur de François Hollande moque une liste de droite menée aux européennes par un politique qui n'a rien de populaire.

Il fustige une stratégie douteuse pour tenter de sauver les quelques meubles qui restent alors que la maison brûle. Aucun doute selon lui, le président de région Auvergne-Rhône-Alpes aurait dû plonger dans la bataille, car il lui prédit déjà qu'un "chef qui se soustrait est un chef qui disparaît".

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