Les chercheurs américains et européens songent à rassembler la NASA et l'ESA pour une mission sur Saturne.

Souvenez-vous en 2005, des chercheurs des Etats-Unis et d'Europe avaient envoyé la sonde Cassini et le petit module Huygens sur Titan, le gigantesque satellite de la planète aux anneaux. Une grande avancée, puisque le dispositif, posé à plus d' un milliard de kilomètres de la planète terre, a révélé l'image d'un paysage polaire et embrumé. Les scientifiques, depuis cette découverte majeure, ne cesse de s'intéresser au système de la planète et les propositions de sondes spatiales sont nombreuses. Les chercheurs soupçonnant une vie cachée sous la glace, plusieurs modules américains et européens sont actuellement proposés pour explorer l'atmosphère de Saturne.

Après la mission Galileo vers Jupiter, la mission Hera sur la planète aux anneaux

En 1995, la sonde Galileo avait été envoyée dans l'atmosphère de Jupiter, et est à l'origine de plusieurs découvertes sur le fonctionnement du système solaire, notamment sur la composition de l'atmosphère de Jupiter. Les chercheurs ont alors pu émettre l'hypothèse que cette planète s'est formée suite à une accumulation d'un coeur solide qui a engendré un écroulement d'une partie de l'astre pour former son enveloppe. La sonde Cassini a quant à elle été envoyée dans l'atmosphère de Saturne en 2017, mais cette dernière s'est volatilisée à grande vitesse dans l'atmosphère de la très grande planète. Elle n'était en effet pas adaptée à la mission, contrairement à Hera, qui sera abritée par un bouclier thermique.

De plus, elle aura la capacité de transmettre des informations aux chercheurs pendant environ deux heures.

Le retour de la conquête spatiale, c'est pour quand?

Selon Olivier Mousis, le responsable du projet Hera, lui et son équipe d' exobiologistes comptent accomplir cette mission entre 2025 et 2030. Le but étant d'explorer le système solaire afin de comprendre son fonctionnement, les chercheurs tenteront de mesurer tous les paramètres de l'atmosphère de Saturne jusqu'à 400 kilomètres de profondeur, soit 20 bars de pression, chose qui n'a jamais été réalisée auparavant. En vue de découvrir les paysages de Saturne, et de ses tempêtes monumentales, engendrées par les vents de la planète, la sonde sera équipée d'une caméra. De quoi faire rêver les exobiologistes mais aussi le grand public, de plus en plus attentif à la conquête spatiale.