D'après le quotidien les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA), qui a révélé l'information le vendredi 12 janvier, une cinquantaine d'adolescentes strasbourgeoises âgées entre 13 et 16 ans ont été victimes de cyber-harcèlement sur snapchat dans leur lycée.

Les faits

Pendant la pause du déjeuner, une jeune fille a découvert que des photos d'elle parfois dénudées et des informations sur elle (prénom, nom de famille, ville ou quartier, établissement scolaire, compte Instagram [VIDEO] ou Snapchat, numéro de téléphone) ont été diffusées à son insu sur le réseau social Snapchat [VIDEO]. "Quand j’ai vu ça, par l’angoisse, j’ai vomi. Je pleurais, je voyais flou. Je me disais : j’ai pas demandé ça. J’ai même pensé à me mutiler." a-t-elle déclaré.

Un jeune garçon l'avait informée que des captures d'écran de photos d'elles circulaient sur le réseau social. Cette violente campagne d'affichage s'est ensuite rapidement propagée et a atteint près de cinquante autres jeunes filles.

La nuit du 5 au 6 janvier, aux alentours de 3h30 du matin, deux jeunes filles avaient vu des photos intimes d'une de leur amie sur Snapchat. Des internautes les avaient divulguées pour la salir et avaient incité d'autres personnes à l'insulter et à partager massivement ces photos : "Envoyez, envoyez, ça va l'afficher sale", "Partagez, faites tourner ce snap, vous verrez bien des p**** de Strasbourg". Six lycées à Strasbourg sont concernés et deux autres lycées de la région ont été également touchés.

Les jeunes filles ont rapidement porté plainte

Ces jeunes filles, terrifiées et surprises, qui ne pensaient pas que ces photos seraient diffusées, ont porté plainte en compagnie de leurs mères.

Comment ces photos ont-elles été récupérées ? Qui les a diffusées ? S'agit-il d'une personne ou d'un groupe ? La police a aussitôt ouvert une enquête pour trouver la ou les personne(s) responsable(s) de la publication des clichés compromettants. Les victimes vivent "un enfer" depuis le début de l'année et souhaitent que ces personnes soient très vite retrouvées afin de pouvoir à nouveau vivre une vie normale (car en plus des photos, leurs coordonnées ont aussi été divulguées). Les jeunes filles ont signalé leur situation au procureur de la République de Strasbourg.

Notons que le fait de diffuser une photo à caractère sexuel sans (et même avec) le consentement de la victime est punissable de deux ans de prison et de 60.000 euros d'amende.