À Trappes, dans les Yvelines, un homme armé d'un couteau s'en est pris à des personnes sur la voie publique, faisant deux morts et en blessant une autre. L'agression s'est déroulée ce jeudi matin vers 10h00 rue Camille Claudel. L'assaillant s'est ensuite retranché dans un pavillon, nécessitant l'intervention des forces du RAID. Il en est ressorti un peu plus tard en menaçant les policiers et a été abattu, a annoncé le préfet des Yvelines.

Selon BFMTV, il est sorti du pavillon dans lequel il était retranché en criant "Allah Akbar".

Il serait né en 1982 et aurait été condamné il y a quelques années pour apologie du terrorisme. Néanmoins, un différend familial semble privilégié dans cette affaire.

La police cherche les motivations de l'assaillant

«Ses motivations et son profil ne sont pas connus pour le moment et sont en cours de vérification», a précisé une source policière. Mais à ce stade, la piste du drame familial est privilégiée puisque les victimes sont la mère et la soeur de l'assaillant et que l'appel passé à la police au début de l'attaque allait dans ce sens.

Et selon Europe 1, l'attaque a eu lieu au domicile de l'assaillant. La police reste cependant prudente quant aux motivations de l'agresseur.

De son côté, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a présenté, via Twitter, ses condoléances aux victimes ainsi qu'à leurs proches. Il a également confirmé que l'assaillant avait été neutralisé, félicitant "la réactivité et la mobilisation exemplaire de nos forces de l’ordre."

L'État islamique revendique l'attaque au couteau de Trappes

Alors que la police cherche toujours à connaître les motivations derrière cette attaque meurtrière, privilégiant la piste du drame familiale, le groupe État islamique vient de revendiquer cette agression.

"L'auteur de l'attaque dans la ville de Trappes (...) est l'un des combattants (du groupe) Etat islamique et a perpétré cette attaque à la faveur des appels à cibler des ressortissants des pays de la coalition internationale anti-EI", a indiqué l'agence de propagande du groupe Amaq. Mais pour le moment, le parquet antiterroriste n'est pas saisi.

Trappes est une ville pauvre au milieu du riche département des Yvelines.

La moitié de sa population a moins de 25 ans et le taux de chômage y approche les 20%. La ville est placée par le gouvernement sur la liste des trente quartiers de "reconquête républicaine" nécessitant des moyens et des effectifs supplémentaires pour la police.

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