Les manifestations hebdomadaires des gilets jaunes se voient ternies par des actes, réalisés en marge, souvent violents. En début d’année, un homme avait été repéré en train d’envoyer des projectiles sur les forces de l’ordre qui tentaient de maîtriser la manifestation. Recherché pendant plus de trois mois, l’homme vient enfin d’être retrouvé, identifié et arrêté. Jugé en comparution immédiate il se voit condamné à faire de la prison.

Un profil violent

Cet homme de 37 ans est un adepte des manifestations qui ont lieu dans la ville rose de Toulouse.

Soudeur au chômage, il affiche clairement ses préférences sur son portable avec des images de masques à gaz, de selfies avec des feux lacrymogènes… Ajouté à cela que l’individu est de toutes les manifestations de gilets jaunes à Toulouse. C’est lors de l’une d’entre elles qu’il se fait repérer pour ses actes très violents. En effet, il avait été vu en train de fracasser des visières ainsi que des devantures d’agences de banque, acte perpétré à l’aide d’une fronde. Plus tard, lors d’une manifestation du mois de février, il avait été vu jetant des pierres sur les forces de l’ordre.

Et c’est au cours de la manifestation qui a eu lieu le samedi 27 avril, pour l’acte 24 des gilets jaunes, que le trentenaire a été interpellé alors qu’il lançait des projectiles sur les policiers présents. L’enquête a relié les différentes affaires et les policiers ont retrouvé le frondeur dans son véhicule.

Minimisation des faits

Après son arrestation, il est jugé en comparution immédiate au tribunal. Durant l’interrogatoire du juge, l’homme de 37 ans minimise ses actes. Ainsi il répète plusieurs fois qu’il s’est laissé emporté par l’ambiance et la foule, qu’il n’avait pas pleinement conscience de sa force.

Pour la fronde il explique qu’elle lui sert à pêcher et ne l’utilise pas lors des manifestations. Pour le parquet l’individu est un suiveur qui vient « sans convictions, uniquement pour déverser sa colère et casser du policier. ». Une conviction partagée par la présidente du tribunal qui renchérit : « Monsieur, vous n’êtes pas sérieux, vous nous dites que vous lancez des petits cailloux ». Sans montrer de remords sur ses actes, il est condamné à 18 mois de prison dont 10 de prison ferme, il demeure alors incarcéré.

Ajouté à cela un versement de plus de 2000 euros aux deux policiers qu’il a blessés et la même somme aux agences bancaires vandalisées en janvier. Il est aussi condamné à une interdiction de manifester de trois ans et une interdiction de détention d'armes pour cinq ans.

Une condamnation jugée pas assez sévère pour certains aussi bien parmi l’accusation que parmi les gilets jaunes : « Ce genre d’individus dessert notre cause et nous fait du tord ! ».

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