Même si Emmanuel Macron a fait de nouvelles annonces lors de la conférence de presse ce jeudi, les Gilets jaunes sont sortis dans la rue dans toute la France aujourd'hui comme chaque samedi depuis 5 mois pour protester contre des propos considérés comme inutiles.

La lutte a pris des airs internationaux à Strasbourg où aura lieu le mois prochain les élections européennes. Alors que près de 2.000 Gilets jaunes marchaient calmement, après quelques tensions (jets de projectiles), les forces de l'ordre ont répliqué par de nombreux tirs de grenades lacrymogènes. Malgré tout, la manifestation s'est terminée dans le calme après 18h30.

Eric Drouet, fatigué par les "menaces" sur sa famille

Il l'avait annoncé sur Facebook ce mercredi. Eric Drouet, leader des Gilets jaunes, qui a été condamné à 2.000 euros d'amende le mois dernier pour être à l'origine de deux manifestations sur Paris 'sans déclaration préalable'. Un prochain jugement pour port d'arme prohibé (un bâton), lors de l'acte VI le 22 décembre, aura lieu le 5 juin.

Déjà, lors de l'acte 18 des Gilets jaunes, le 15 mars, Eric Drouet avait exprimé sa lassitude : 'Après cette journée, en tout cas pour moi, ça sera fini les manifestations [...] Marcher, on a prouvé que ça ne fonctionnait pas'.

Acte ultime le 1er mai

Paris, ce mercredi pourrait être le terrain d'une nouvelle révolution.

Les Gilets jaunes et Black blocs se préparent à exprimer leur mécontentement. L'événement, intitulé 'Acte Ultime : Paris, capitale de l'émeute', accusant la violence du gouvernement français, appelle les révolutionnaires du monde à 'un 1er mai en jaune et noir', à être prêt à riposter si la répression a lieu en étant équipé et organisé.

Dans la présentation de cet événement, les organisateurs rappellent l'article 35 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : 'Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs'. Egalement, il souligne que le gouvernement a utilisé la force de manière exceptionnelle (par exemple : déploiement de militaires, utilisation de blindés, nombreuses peines d'emprisonnement, manifestants éborgnés...) pour stopper la contestation sociale.

Les organisateurs invitent, en français comme en anglais, à prendre la rue contre Macron et son monde.

Christophe Castaner, le ministre de l'intérieur va-t-il à nouveau réussir à faire face à de nouvelles violences comme il s'en était félicité après la journée du 20 avril en déclarant : 'Malgré la volonté de certains manifestants de casser à nouveau [...], le travail des forces de l'ordre et leur professionnalisme ont permis de protéger les biens et les personnes'.

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