Avoir été trois fois vainqueur de l'Europa League avec le FC Séville est une performance qui détonne et inspire le respect. Néanmoins, force est de constater que le respect, de nombreux médias français n'en ont pas eu beaucoup à son égard, en tout cas bien moins que celui qu'ils avait été nombreux à témoigner envers Laurent Blanc qui n'avait alors pas la moitié du palmarès d'Emery.

Les problèmes :

Pourtant Il faut bien constater l'incohérence dans le jeu, la sensation d'une scission entre les clans brésiliens et argentins-uruguayens, un français moyen en conférence de presse et enfin le fait que la tactique semble figée :

- Kurzawa n'y est plus mentalement [VIDEO] et ça se ressent dans son jeu, on aimerait voir Berchiche.

- Rabiot rechigne à jouer en position de numéro 6, pourtant il a les qualités pour exploser à ce poste.

- Verratti a du mal en ce début de saison (même si l'on ressent un mieux depuis quelques mi-temps).

- Di Maria ne semble pas avoir la moindre chance de gagner une place de titulaire.

- Et enfin, Ou est passé Lo Celso que beaucoup aurait voulu voir plus souvent ?

Emery a les épaules ? Alors il devrait régler les problèmes :

- Cavani étant un ancien, il tire les penaltys en position de numéro un.

- Neymar [VIDEO]s'occupe des coups-francs en numéro un également.

- Mbappé, sortant de deux rencontres très moyennes, doit souffler un peu.

Les causes :

Pour comprendre la cause des inquiétudes qui règnent au PSG, il faut se tourner vers le passé, et regarder les débuts de l'ère Emery-PSG. Avant même son arrivé il avait été couvert de critiques par certaines émissions de télévision, dès son arrivé, son français avait été source de bon nombre de railleries, l'affaire Hatem Ben Arfa avait choqué intelligentsia (cette même intelligentsia qui jouait les taiseuses lorsque Guardiola en faisait de même avec Yaya Touré et au même moment à Manchester City).

Pendant ce moment de crise, arrivé à son paroxysme lorsque des joueurs se seraient soulevés avec véhémence à l'encontre des principes du coach (ce qui en fait n'avait été qu'un dialogue transformé en un débat tendu par certains médias mal intentionnés), où était le président ? Où était le Directeur du Football ?

Vous savez, ceux qui doivent garantir un cap, une ligne de conduite et une politique sportive cohérente. À aucun moment ils n'ont témoigné un quelconque appui vis à vis d'Unai Emery. Ceci n'est pas une excuse, mais si le coach n'est pas soutenu en interne, et ce dès le début, peut-il faire régner une autorité naturelle ?