Alors que les restaurants sont rouverts depuis ce mardi 2 juin en zone verte et que seules les terrasses sont disponibles en zone orange, les quatre jurés de l'émission "Top Chef" ont été interviewés par Le Parisien sur le sujet dans un article publié ce mercredi 3 juin.

Philippe Etchebest, Michel Saran, Hélène Darroze et Paul Pairet sont certes ravis par cette bonne nouvelle, mais n'en restent pas moins inquiets. Nombreux sont les restaurateurs qui ont vu leur chiffre d'affaires s'effondrer à cause de la crise sanitaire, et certains ne pourront certainement jamais repartir.

Les quatre professionnels de la gastronomie reviennent donc sur le déconfinement des restaurants.

La réouverture des restaurants selon Philippe Etchebest

Réputé pour son caractère bien trempé, le chef Etchebest s'est largement manifesté durant le confinement. À la fois contre ceux qui ne respectaient pas le confinement, mais également pour attirer l'attention du Président de la République, Emmanuel Macron.

Lors de son interview avec Le Parisien, Philippe Etchebest a bien sûr manifesté sa joie de retrouver ses équipes et de pouvoir enfin se remettre aux fourneaux. Si la reprise est encore timide et qu'elle se fait à effectifs réduits, le chef a expliqué qu'il préparait la réouverture depuis plusieurs jours. Commandes, nettoyages, etc. étaient au rendez-vous ces derniers temps !

Mais malgré l'enthousiasme de la reprise, celui qui fait trembler les restaurateurs dans son émission "Cauchemar en Cuisine" garde les pieds sur terre : "Les clients ne vont pas se bousculer au portillon, faut pas rêver !", déclare-t-il. "Il y a une euphorie, mais ", ajoute-t-il.

Si le chef Etchebest voit quelques progressions, il n'estime pas que cela prenne assez d'ampleur et s'inquiète pour l'avenir de la restauration.

Michel Saran repousse la réouverture de ses établissements

Si Michel Saran se réjouit d'être en zone verte, il estime également que le protocole sanitaire de réouverture est arrivé tardivement.

Il a donc décidé de repousser l'ouverture de son restaurant le Michel Saran au 15 juin et celle de son bistrot, Ma biche sur le toit, au 5 juin.

La réouverture approche donc et le chef Saran quant à lui n'est pas inquiet en ce qui concerne la venue de la clientèle. En effet, il a déjà de nombreuses réservations alors que le restaurant n'est toujours pas rouvert.

Mais il s'inquiète pour l'avenir. De nombreux licenciements risque d'avoir lieu, faute de moyens pour les entreprises de tout domaine confondu. Ainsi, si les gens se retrouvent au chômage, il est fort probable qu'ils ne se rendent plus dans les restaurants.

Michel Saran a estimé que "30% des restaurants mettraient la clé sous la porte".

Hélène Darozze dans l'attente d'une possible réouverture

La seule cheffe de la troupe possède deux restaurants à Paris. Malheureusement sans terrasse, elle attend avec impatience que la ville de Paris piétonnise les rues de son restaurant le "Joia".

La quinquagénaire, elle-même touchée par le COVID-19, s'est montrée très impliquée dans la réouverture des restaurants.

En effet, elle était présente lors de la réunion avec Emmanuel Macron, le 18 mai dernier, pour faire entendre la voix des restaurateurs.

Elle entend donc bien respecter les règles et faire profiter ses clients d'une "offre festive, avec des tapas et des plats du Sud-Ouest" pour les faire revenir !

Elle espère également que la phase 3 de déconfinement lui permettra de rouvrir tous ses restaurants et de faire revenir ses 70 salariés.

Paul Pairet commente la réouverture des restaurants depuis Shangaï

Le chef 3 étoiles est basé à Shangaï, il explique que là-bas, le confinement était différent de celui en France. Tout n'a pas été fermé et cela dépendait essentiellement des régions et de leur taux de contaminés.

Paul Pairet très enthousiaste s'exprime : "C'est une excellente nouvelle !". Cependant, il ne se fait pas de fausses illusions. Le nouveau chef de "Top Chef" a essentiellement des clients internationaux. Et la fermeture des frontières est un réel déficit pour son restaurant.

Malgré une adaptation à la situation avec une cuisine à moins 30%, la vente à emporter et les livraisons, Paul Pairet explique qu'il a encore "des séquelles".

Il faudra du temps pour se redresser. Et malheureusement, la crise économique ne fait que commencer. Il risque donc d'être difficile pour la restauration du monde entier de maintenir le cap.

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