Publicité
Publicité

Le monde entier est en berne, la mort Kal-El plus connu sous le nom de Superman (Henry Cavill) a laissé un vide dans le coeur des Hommes. Aujourd'hui sans défenses efficaces, l'humanité doit affronter un nouveau mal. Quelque peu responsable de la disparition du kryptonien, Batman alias Bruce Wayne (Ben Affelck) tente de rattraper ses erreurs. Sans pouvoirs réel, à l'exception de sa fortune, le héros de Gotham est un peu seul et relativement impuissant face aux menaces venues d'ailleurs. Wonder Woman [VIDEO] (Gal Gadot) déjà acquise à sa cause, Batman doit maintenant rencontrer et convaincre Aquaman (Jason Momoa), The Flash (Ezra Miller) et Cyborg (Ray Fisher), d'autres individus aux habilités hors du commun afin de défendre la terre contre cette nouvelle menace.

Publicité

Réalisé dans un contexte tumultueux, ce premier opus de Justice League a énormément souffert, peut-être trop. Touché émotionnellement par le décès d'Autumn sa fille, Zack Snyder avait abandonné le projet en cours de tournage, Joss Whedon, co-scénariste avec Chris Terrio s'est vu confier la fin du tournage et la post-production. Coutumier des alliances de super-héros depuis les deux films Avengers, le créateur de Buffy contre les vampires aurait pu très bien s'en sortir et nous proposer un film digne de ce nom. De toute évidence c'est raté !

DC confond peut-être vitesse et précipitation !

Vous l'aurez compris, ce film n'est, à mes yeux, pas une franche réussite. Dans sa tentative de rattraper Marvel, son rival de toujours, DC sème dans son Univers Cinématographique une confusion monstre ! Certes les films proposés depuis Man of Steel marchent au box-office et rapportent beaucoup d'argent mais cinématographiquement parlant semblent bâclés, faits dans la précipitation.

Publicité

Les scènes se succèdent, s'enchaînent mais ne semblent pas liées entre elles. Les fans apprécieront peut-être qu'on leur donne ce qu'ils veulent : des images de personnages avec une posture héroïque, quelques références et caméos çà et là aux #Comics; mais il faut reconnaître que tout cet assemblage de tableaux manque cruellement de structure. Les spectateurs néophytes peuvent être perdus assez rapidement.

Au niveau des personnages, il est difficile de s'attacher aux nouveaux arrivants. Batman et Wonder Woman ayant déjà eu droit à leur opus plus ou moins solo ce n'est pas la peine d'en faire plus. Au bout des quarante premières minutes qui ne sont pratiquement que des scènes d'exposition on ne connaît toujours pas Aquaman et Cyborg. C'est cela le problème quand on doit introduire de nouveaux héros en un seul film sans avoir posé les bases au préalable. C'est peut-être fatiguant pour certains d'entendre des comparaisons mais il faut reconnaître que Marvel, avant le premier Avengers, a construit son univers avec, pour chaque héros, au moins un film.

Publicité

Dans Justice League, seul The Flash retient vraiment l'attention tant il est présent à l'écran, ce personnage existe à travers son humour et sa fraîcheur.

On ne peut pas en dire autant de Steppenwolf( le fameux mal venu d'ailleurs, oui celui-là), ce "méchant" est facilement oubliable tant il est inexistant, la menace qu'il représente ne vaut pas grand chose à vrai dire. Complètement en image de synthèse, tout comme Arès dans Wonder Woman, il manque de présence et on ne se sent pas inquiet pour les héros et ni vraiment pour l'humanité. On peine à croire que c'est cette menace qui oblige Batman a former la Ligue. Bon... tout n'est pas non plus mauvais, par exemple il y a des scènes d'actions très sympathiques, notamment sur Thémyscira, les Amazones se montrent à nouveau efficaces, les tentatives humoristiques apportent un ton plus léger mais restent à travailler, la bande originale de Danny Elfman fera sourire grâce à quelques références pas mal senties. #2017 #Cinéma