C'est une petite révolution pour ce pays alpin enclavé : jusqu'ici, la part de son énergie dépendait majoritairement de la production électrique issue des centrales nucléaires. Néanmoins, l'opinion publique est devenue sensible aux dangers de l'atome depuis les différentes catastrophes de Tchernobyl, puis de Fukushima. Ainsi, hier, ce sont 58.2% des citoyens suisses étant allés voter qui ont dit " oui " à l'abandon progressif de l'énergie nucléaire dans la production électrique nationale.

Transition énergétique vers le renouvelable

Bien entendu, il ne s'agit pas seulement de dire " oui " et de sortir du nucléaire : dorénavant, les Suisses vont devoir trouver d'autres sources d'énergie sur leur sol avant de fermer une à une les centrales nucléaires de leur pays.

Publicité
Publicité

De sorte qu'une solution telle que l'énergie hydraulique, privilégiée grâce au relief montagneux de la #Suisse, est proposée par les partis écologistes en remplacement. Pour le reste, le solaire, la géothermie ou la biomasse feront très bien l'affaire. Jusqu'ici, près de 33% du total de l'électricité produite pour les foyers suisses provenait des 5 centrales nucléaires de la République Helvétique. Le pays en est donc fortement dépendant, et ne s'en émancipera que dans quelques dizaines d'années, après avoir fait les travaux nécessaires pour exploiter les sources d'énergie renouvelables - barrages, panneaux solaires, etc.

Fin de la construction de centrales nucléaires

Mais cette transition énergétique vers le renouvelable s'accompagne évidemment d'un arrêt brusque de la construction de centrales nucléaires.

Publicité

Ainsi, le référendum stipule que plus aucune centrale ne pourra être construite, afin de faciliter la sortie du nucléaire. De plus, les Suisses devront dorénavant se serrer la ceinture pour que l'objectif de 2050 soit atteint, notamment en réduisant leur consommation d'électricité, ce qui contribuera réduire le temps nécessaire à tomber à 0% de part du nucléaire dans le total énergétique. Les 5 centrales suisses seront débranchées une à une après leur 50è anniversaire, d'autant plus que le maintien après cette date serait dangereux en favorisant le risque de catastrophe nucléaire. Cependant, le parti populiste suisse, qui s'est opposé à la sortie du nucléaire, rappelle les estimations concernant le coût de cette transition d'ici 2050 : l'équivalent en francs suisses de 183 milliards d'euros - estimation discutée par le gouvernement.