Malgré les sombres histoires qui gravitent autour de lui depuis ces dernières années, le nouveau Film de Lars Von Trier intitulé « The House that Jack built » a su trouver sa place dans la catégorie des longs-métrages hors-compétition, au festival de Cannes.

L’histoire se déroule dans les années 70, aux Etats-Unis. Jack, surnommé « Monsieur sophistication » et incarné par Matt Dillon, se considère comme un artiste à part entière. Ses oeuvres d’art, ce sont les meurtres qu’il collectionne malgré l’écart entre lui et la police qui se resserre.

Prenant de plus en plus de risques, nous comprenons l’histoire de ce tueur en série et sa psychologie par le biais de son introspection qu’il livre à un inconnu prénommé Verge.

Une œuvre qui s’inscrit dans la fresque du réalisateur

Avant la projection, Lars Von Trier confiait qu’il espérait que les spectateurs voient l’originalité de son nouveau film « un peu différent ». Malgré les confessions du réalisateur, nous pouvons déjà voir que ce long-métrage reste dans la continuité des ses autres films réalisés.

Les conversations entre Jack et Verge nous rappelle celles de Joe et Seligman de ''Nymphomaniac''.
 Dans le casting, nous retrouvons de nouveau Uma Thurman qui était déjà présente dans ce même drame de 2013. Cependant, nous pouvons sentir une certaine influence. L’évolution de ce personnage et de son histoire renvoie certainement à ''Maniac''. Ce film, dont le remake était sorti en 2012 dans lequel Elijah wood incarnait le personnage principal, se constituait de la même façon: Un film d’horreur qui évolue dans la tête du protagoniste.

La réception de 'The House that Jack built'

Les spectateurs ayant pu visionner « The House that Jack built » au festival de Cannes ne sont pas sortis indemnes de la séance. Certains ont quitté la salle de projection avant même la fin du film. Des scènes violentes, des enfants qui se font tuer et une femme mutilée ont provoqué la fuite d’une partie du public. Nous savons que Lars Von Trier n’a pas l’habitude de censurer ses idées. Les femmes, qui ont pourtant une place prépondérante dans ses oeuvres, sont souvent les points forts du réalisateur.

Joe, Selma ou encore la protagoniste de ''Antichrist'' ont su être les éléments déterminants dans ses précédents films mais leur destiné n’a jamais été glorieuse. C’est ce que nous retrouvons ici, notamment, avec une femme dont les seins sont tranchés par le serial killer, qui a choqué le public.
 Lars Von Trier est donc venu contraster l’ouverture poétique du festival de Cannes dont les spectateurs se souviendront longtemps. La sortie de " The house that Jack built " est prévue pour novembre 2018.

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