Vous faites peut-être partie de ces individus à avoir découvert les joies de la simulation de vie à travers le jeu vidéo Les Sims, lancé en 2000, lorsque vous étiez enfant/adolescent. Belle époque où l’on passait en toute impunité plusieurs heures agglutiné.e devant un écran à construire des maisons à la déco douteuse (peau de tigre en guise de tapis et lampes à lave façon 70’s dans tous les recoins) et à noyer son sim dans la piscine en retirant l’échelle. Depuis, le jeu EA a développé son champ des possibles via diverses extensions, permettant par exemple d’accompagner son avatar au travail, ou de créer des animaux de compagnie.

Toujours plus proche de la réalité, en somme.

Mais alors que le jeu vidéo - qui cumule aujourd’hui 20 années au compteur - semblait s’être essoufflé ces dernières années, voilà qu’il retrouve en cette période de confinement une certaine popularité. Vous l’aurez remarqué, ils sont nombreux dans votre entourage à avoir sauté le pas en téléchargeant Les Sims 4 après plusieurs années d’abstinence. Vous-même, si vous n’avez pas encore cédé au chant des sirènes, commencez sérieusement à considérer l’idée en voyant défiler à longueur de journée les offres promotionnelles du jeu EA, allant jusqu’à -75%.

Et la tentation trotte vraisemblablement dans la tête de nombreuses personnes, puisque rien que sur Google Trends, on observe un intérêt croissant pour le terme “Sims” partout dans le monde depuis le 14 mars.

Pourquoi le jeu plaît-il tant ?

Finalement, le succès des Sims en cette période particulière n’est pas si étonnant.

Tout d’abord, pour beaucoup - du moins parmi les joueurs observés - Les Sims sont un jeu assimilé à l’enfance ou à l’adolescence. Comprenez une période baignée dans un confort et une insouciance clairement plus présents qu’aujourd’hui. C’est un peu la même raison pour laquelle plusieurs confinés se remettent à jouer au Qui-est-ce?

ou à regarder des films Disney. Renouer avec des activités liées à l’enfance a quelque chose de sécurisant et permet, mine de rien, d’adoucir un peu le stress émotionnel qui nous met tous à l’épreuve ces temps-ci.

L’autre raison pour laquelle Les Sims ont à nouveau le vent en poupe s’explique probablement par le contraste entre le jeu et la situation actuelle. Dans le premier, tout est possible, ou presque (en tout cas, pas besoin d’attestation pour vous rendre au parc du coin). Ainsi, à défaut de pouvoir sortir et retrouver vos amis dans la vraie vie, le jeu de simulation vous permet toutes les fantaisies. Un comble lorsque l’on se souvient que la première édition des Sims, en 2000, ne permettait pas aux avatars de sortir de leur terrain alors que nous, adolescents assoiffés de jeu, avions tout le loisir de prendre l’air mais préférions rester cloués plus d’heures qu’il n’en faut devant l’ordinateur.

Alors aujourd’hui que c’est votre tour d’être confiné entre 4 murs, vivre par procuration la vie trépidante de vos Sims ne semble pas une mauvaise idée. Faites les devenir chefs cuisiniers ou agents secrets, mariez-les ou adoptez toute une flopée de chiens et chats. Vivez votre meilleure vie fictive, quoi.

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