Avec la rapide propagation du virus, la population française est soumise depuis mardi 17 mars 2020 à un confinement quasi total. Seulement voilà. Certains individus mal intentionnés profitent de l’anxiété des confinés pour monnayer de faux services. Police, secteur des soins, cagnottes en ligne... Depuis quelques jours, les autorités avertissent sur l’existence d’escroqueries.

Des attestations payantes

Comme vous le savez, pour sortir de chez soi, il est nécessaire d’avoir une attestation dérogatoire spéciale, sous peine de se voir infliger une amende de 135 euros. Et bien que celle-ci soit téléchargeable gratuitement sur le site du ministère de l’Intérieur, ou recopiable sur une feuille vierge pour celles et ceux qui n’auraient pas la possibilité de l’imprimer, la fameuse attestation s’est rapidement transformée en business pour certains fraudeurs.

Ainsi, plusieurs générateurs d’attestation à montrer sur son smartphone ont été créés afin de collecter les données personnelles de leurs utilisateurs. Pour rappel, il n’est jusqu’à présent pas possible de présenter une attestation dérogatoire dématérialisée.

Face aux confinés sans imprimante, plusieurs sites et fraudeurs déguisés en policier ont également tenté de faire payer les attestations. A Béziers, où a été décelée une arnaque qui proposait des attestations à la vente pour 5€ par tête, la police nationale a averti du méfait sur les réseaux sociaux, rappelant la gratuité du document.

Attention aux faux gendarmes

En plus des fausses attestations, il faut également redoubler de vigilance avec les faux policiers.

Depuis le début du confinement, certains individus sont allés jusqu’à revêtir des uniformes de gendarmerie ou des brassards contrefaits et à mettre en place de faux contrôles routiers afin de verbaliser les gens sans attestations, demandant 135 euros en espèces. Des fraudes ont ainsi été percées à jour dans la Sarthe et dans les Landes.

Sur les réseaux sociaux, les policiers précisent que les vrais agents sont munis d’un brassard “de couleur grise ou blanche, avec une bande tricolore”. Si le doute subsiste, la personne contrôlée est en droit de demander à voir la carte professionnelle du gendarme. Celle-ci s’apparente à une carte de crédit, flanquée d’un bandeau tricolore, d’une photo de l’agent et d’une puce électronique.

Enfin, si vous pensez avoir affaire à des faussaires, “quittez rapidement les lieux et faites le 17”, prévient la gendarmerie.

Des contrefaçons de masques et gels hydroalcooliques

Plusieurs sites en ligne proposent à la vente des produits liés au Covid19 : masques, solutions hydroalcooliques, kits de dépistage, médicaments, etc. Problème : ces articles, pour la plupart des contrefaçons, ne garantissent pas une efficacité totale face au virus.

Pire encore. Certains médicaments, présentés comme des traitements, pourraient en réalité s’avérer dangereux pour la santé. L’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a alerté les internautes sur Twitter quant à ces pratiques frauduleuses.

Attention aux dons d’argent en ligne

Face à la crise sanitaire, les cagnottes récoltant des dons à l’attention du personnel soignant et de la recherche se multiplient.

Là encore, vigilance est de mise. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a rappelé l’existence d’individus “exerçant de manière illégale, l’activité d’intermédiaire en financement participatif”. Pour ne pas vous faire avoir, le site 60 millions de consommateurs conseille de vérifier certains points, comme l’orthographe ou les mentions légales, par exemple.

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