La paix est cette accalmie que tout citoyen modèle prône pour un partage exclusif de la diversité. La musique ayant toujours été un vecteur de communication efficace dans ce partage culturel, est le plus souvent associée à de nombreuses campagnes de sensibilisations en but de faire valoir le principe de cohésion sociale et de tolérance. Le SYNAMUR (Syndicat national des acteurs des musiques urbaines) dans son optique de rallier ses acteurs culturels et assimilés dans sa lutte pour la paix, a organisé le Samedi 11 Novembre 2017 un concert dénommé « Urban Peace Show (Unis par la diversité)» à Yaoundé [VIDEO] au lieu dit Case des Arts en face du Lycée Bilingue.

Le SYNAMUR a été mise en place pour rassembler les forces vives de ce secteur d’activités au Cameroun, de défendre les droits et intérêts de ses membres et enfin de renforcer les capacités à travers les différentes formations : Master Class, résidences de créations et bien d’autres.

« Les gens ont le droit de manifester leur désamour pour le milieu dans lequel ils évoluent. Les artistes ont le droit de réclamer leurs droits d’auteurs qu’ils n’ont pas reçus depuis 10 ans. "Urban Peace Show" que nous démarrons en cette date, est pour protéger les droits et insuffler les droits des artistes. Ce concept est aussi pour que les artistes donnent leurs voies ». Notera le président du syndicat en la personne de l’incontournable Bilik Atangana Francis Joel. Entouré de quelques membres influents du Syndicat, le panel qui comptait des artistes camerounais de renommée internationale (Boudor, Ebene, Bikail Martin alias "Feros’" Koppo, One Love, Valsero…) s’est longuement exprimé lors du point de presse sur le Statut des artistes qui jusqu’à nos jours ne serait pas encore effectif.

« Il n’y a pas de politique culturelle au Cameroun, car il n’existe pas de statut de l’artiste au Cameroun. Pourtant l’artiste aujourd’hui est un demi-Dieu. Jusqu’à nos jours le Cameroun reste en Afrique Centrale le seul pays ou il n’existe pas de statut pour ses artistes. Les artistes souffrent et il y’a une précarité terrible».

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Terminera Bilik face à l’assemblée présente.

Un concert pour unir et partager dans la musique

Le SYNAMUR qui compte par la suite poursuivre cette caravane de la Paix et de l’unité dans l’étendue du territoire et à travers plusieurs autres plateformes d’expression, verra la participation de tous ces artistes (il compte en effet plus de 1000 membres en son sein) dans le but d’éliminer ces remous que subissent les populations dans de nombreuses régions du pays. Durant cette conférence de presse il sera présenté (par un jeune membre du syndicat) un logiciel de répartition des données des artistes permettant de réguler et de contrôler la diffusion et le partage de leurs œuvres dans le monde.

Le syndicat dans son ensemble apportera un nouveau dynamisme dans l’élaboration de ses activités en organisant régulièrement des débats interactifs, des Master Class, ou encore des Forum culturels dans l’ensemble du territoire. Afin d’obtenir un meilleur visuel de ses activités, il projette d’écrire au gouvernement, tout en énumérant les problèmes rencontrés en milieu urbain et de trouver un terrain d’entente en organisant des rencontres entre les gouvernants et les artistes.

« L’Urban Peace Show est initié par le SYNAMUR, il interpelle le gouvernement, interpelle l’état, et interpelle le citoyen. A se dire aujourd’hui ‘‘le trouble dans mon pays ne passera pas par moi. Et pour qu’il y’ait une paix sociale il faut aussi qu’il y’ait des lois ; et ce sont ces lois qui régissent le vivre ensemble’’. Aujourd’hui si les artistes n’ont pas leurs droits, il y’ aura la guerre, il y’ aura des troubles, aujourd’hui les populations se sentent frustrées et tant qu’elles ne se sentent pas écoutées il y’ aura toujours des guerres et nous réclamons donc la paix dans le milieu urbain ». Finira le leader de ce syndicat qui débute peine ses activités autour du processus de paix, de cohésion sociale et du vivre ensemble. La paix est un trésor, préservons la.