The National Interest, revue bimensuelle américaine, a listée dernièrement une arme plutôt conventionnelle mais jusqu'alors peu envisagée des spécialistes de la Corée du Nord. En prenant référence sur un rapport du Pentagone, la revue fait état de deux services de renseignements. Il existe tout d'abord un département du renseignement de l'état-major, cerveau du renseignement extérieur du pays, composé de plusieurs unités agissant pour du renseignement, des actions secrètes, des cyberactivités, mais qui prend aussi pied dans les entretiens inter-coréens. Le second est un ministère, axé sur la Protection et la sécurité de l'état, directement attaché à Kim Jong-Un.

The National Interest indique que pour sa part, ce service est vouée à contrôler les affaires concernant le contre-espionnage.

Cependant, les recherches montrent que ces deux têtes pensantes du système en matière d'informations ne sont pas les seules. En effet, selon les militaires américains qui se sont penchés sur le dossier, il y a le Département du front uni, destiné à la formation de groupes nord-coréens auprès de son voisin du Sud et également, au même titre que le département du renseignement de l'état-major, dans tout ce qui concerne les négociations inter-coréennes. Enfin, le dernier service de Corée du Nord, qui fait partie intégrante de la force de l'action de Pyongyang, est le 225ème Bureau, qui travaille clandestinement. Sous ce nom sobre se cacherait, d'après l'armée américaine, une administration chargée d'entraîner et d'infiltrer des organisations politiques clandestines, à l'origine de simples manifestations jusqu'à de véritables révolutions.

La Corée du Nord s'appuie toujours sur le modèle soviétique

Constituant l'un des fondements du pouvoir nord-coréen et de sa mainmise sur son peuple et son influence sur le reste du monde, les experts sont unanimes pour dire que les agents agissant à l'étranger sont très efficaces, à l'image du meurtre de Kim Jong-nam dans un aéroport malaisien en 2017, à la suite d'une intoxication. Le frère ainé de Kim Jong-Un a été la victime d'un organisme agissant sur le modèle Soviétique, autant actifs dans son propre pays qu'à l'extérieur.

En cas de conflit ouvert avec son voisin du Sud, la Corée du Nord dispose donc d'un atout de poids pour contrer ses différents ennemis : le développement de ces différentes "sciences de l'Information" Made in Korea, très discrètes et surtout, en apparences, complètement opérationnelles, pourront s'avérer profitables pour le dernier régime dictatorial basé sur un modèle Stalinien.