L'art peut être considéré comme cette entité dont on ne peut se passer, tout en célébrant parallèlement les effluves de la vie et notre passage sur la terre. Soutenu de manière intemporelle par le reflet inattendu et récréatif des acteurs du domaine, il contribue naturellement à spolier et à présenter d'autres domaines que peuvent représenter le patrimoine. Le CIPCA (Centre International pour le patrimoine culturel et artistique), visant à faire valoir un lien corrélatif entre ces deux courants, arbore simultanément cette casquette de lanterne visuelle et de protecteur des valeurs mondiales des richesses et des créations émises.

Sur ce, une conférence de presse s'est ainsi tenue le 28 Mars 2018 aux environs de 14 heures, à son siège faisant foi d'inauguration, au lieu dit Emana montée Lycée de Yaoundé.

Étant communément une association de droit camerounais œuvrant à la réalisation de projets culturels, le CIPCA réunit en son sein un groupe de réflexion composé de membres camerounais et internationaux partageant leur passion pour la culture et l'art. Madame Fabiola Ecot Ayissi, diplômée universitaire (DEA d'Etudes Hispaniques Université Paris 8 et Université de Séville, Experte en promotion du patrimoine immatériel d'UNED-Madrid) sur le patrimoine artistique et culturel mondial, est la présidente fondatrice du CIPCA depuis 2012.

"Nous nous occupons de la dynamique de l'art plastique (art visuel), de valoriser la question patrimoniale autour des projets artistiques. Ceci nous a permit d'accéder à l'ouverture du matériel recyclé, de l'assemblage du matériel recyclé pour l'exposition dénommée " Poste Centrale" des deux artistes qui les présenteront le 4 Avril prochain" durant le vernissage.

S'est exprimée la présidente du Centre face aux médias et hommes de culture, lors de ce point de presse qu'elle a partagé avec les deux résidents Jean Michel Dissaké Dissaké et Atikin (Flore Boyer Etoga), tous deux artistes plasticiens.

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Ladite "Poste Centrale" est devenue un patrimonial évocateur étymologiquement, car c'est présenter ici l'art et la création comme le lieu privilégié d'où pourrait se situer la pensée, la société, ou encore le monde dans une ville où elle occupe peu d'espace.

Le CIPCA, ou l'art au-delà des frontières

Le Cameroun [VIDEO] de plus en plus représenté dans le domaine patrimonial et artistique, ne cesse d'innover en se recréant des surfaces d'échange et de partage de sa culture. Cette ouverture au monde permet ainsi de faire découvrir l'art quel que soit le lieu où l'on se trouve. Ayant piloté plusieurs projets sur la création plastique et sur le patrimoine sonore (collecte et valorisation de la culture pygmée du Cameroun), le centre a accueilli en résidence de 3 mois l'artiste Atikin venue d'Aix-en-Provence (France) pour une collaboration avec le célébrissime camerounais Jean Michel Dissaké Dissaké. La résidence a débuté le 20 Janvier 2018 et se termine le 10 Avril 2018. Jean Michel Dissaké Dissaké quant à lui, a minutieusement évoqué la texture et la forme de Yaoundé dans son travail. L'installation qu'ils présenteront tous les deux au centre, fera montre de la puissance de la nature (protection de l'environnement) et de son étalage dans la ville aux sept collines.

Les artistes proposeront dans leurs productions 5 œuvres liées aux forêts urbaines et à l'IA (l'intelligence artificielle).

Cette association des créateurs consistera à préparer une exposition, où chaque artiste pourra proposer une série d'œuvres picturales et sculpturales. Dans cet assemblage conjoint, l'objectif visé a été de faire rapprocher l'univers de chacun dans le but de stimuler une influence significative de leurs créations individuelles. Les artistes en résidence qui présenteront 5 œuvres dont 2 fresques et 3 sculptures se sont dont aventurés dans les faubourgs de la capitale politique du Cameroun. Malgré les regards curieux et effrayés des habitants, ils ont pu se ressourcer dans le "Cass de Mokolo Elobi", à la "Poste Centrale" ou encore au quartier populeux "d'Elig-Edzoa". Les oeuvres ont été durablement travaillées avec du matériel de récupération souvent devant les tas d'ordures où dans les poubelles adjacentes.

Le patrimoine culturel mondial et artistique présent au CIPCA

Le patrimoine étant subdivisé en plusieurs fragments, celui de la culture orale, ou de la création artistique influe grandement dans l'élaboration de l'ouverture à diverses prérogatives contextuelles de l'imaginaire de la création. Le CIPCA dans sa nomenclature vectorielle, collabore notamment avec les musées qui sont un parcours indéniable pour la préservation du patrimoine en Afrique et à l'international. En effet, étant donné qu'il est un protectorat culturel et humain, le musée est en lui-même une institution qui se consacre à la conservation des patrimoines matériels et immatériels de la richesse culturelle. Il est ainsi constitué par l'action constante de l'homme et interagit généralement dans divers environnements de la vie des peuples.

La collaboration de madame Ecot Ayissi qui a été reçue à de nombreuses reprises au Musée National et au Musée la Blackitude à Yaoundé [VIDEO], permet au CIPCA d'élargir son champ de vision et de partager ses acquis en entretenant un dialogue constant autour de la préservation et de la transmission du patrimoine mondial.