Les actions peu onéreuses de Vodafone Cameroun, n'ont cessés de faire les choux gras de l'actualité camerounaise durant sa période de fonctionnement jusqu'à celle de sa fermeture actuelle. Laissant sur son passage des dégâts matériels et humains, cette firme appartenant au préalable à Afrimax (qui deviendra plus tard Vodafone Cameroun en 2017), est aujourd'hui accusée de financement terroriste et de blanchiment d'argent. Madame Halimatou Hassana, autrefois gérante et actionnaire majoritaire de la société Northwave SARL, cède donc ses parts sociales dans l'entreprise de la société néerlandaise Afrimax Cameroun. À la création de Vodafone Cameroun, elle est ainsi nommée responsable (en tant que gérante statuaire) de la nouvelle société suite à cette mutation.

Après quelques temps, elle se voit malencontreusement écartée par les responsables d'Afrimax. Cette éviction survient à point nommé lorsqu'elle constate les mouvements financiers illicites du compte bancaire de Northwave vers l'étranger sans un véritable justificatif. Dans toute cette magouille, madame Halimatou Hassana se prononce, et ne se porte pas garante pour justifier la destination des 3 milliards de francs CFA issus de la convention de prêt signé entre la société et Afrimax. Cette ex-actionnaire prend ainsi à partie le CCERE (centre de commerce extérieur et de relations extérieures) et lui octroie une procuration pour sa défense.

Le 17 Avril 2017, le directeur de ce centre monsieur Ibrahim Zakari porte donc plainte pour finance du terrorisme, blanchiment de capitaux, abus de confiance entre autres.

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Dès cet instant, commence alors une grande bataille avec la justice. Malheureusement, le commissaire du gouvernement (le magistrat militaire Tchinda Yemeyo Jackson) rejete la plainte avec pour motif : "le classement sans suite de la présente procédure pour défaut d'infraction à la loi portant répression des actes de terrorisme".

Le CCERE envers et contre tout abus

Le CCERE est initialement un centre qui s'occupe de la régulation et de la facilitation des procédures administratives et judiciaires pour les investisseurs au Cameroun. Il est secondé par différents professionnels avec lesquels il collabore en apparté. Il s'agit entre autres de communicateurs, de juristes, d'informaticiens, d'avocats ou même de comptables. Dirigé de main de Maître par cet officier de l'ordre du mérite camerounais monsieur Ibrahim Zakari, le CCERE (ouvert depuis 2009) occupe de plus en plus l'espace médiatique en Afrique et à international suite à ses différentes prestations. Le cas Vodafone Cameroun reste celui qui marque le plus son combat pour une justice équitable et libre.

En effet, après cette défection du tribunal de première instance de Douala qui a estimé qu'aucune poursuite pénale ne pouvait être engagée contre les accusés, Ibrahim Zakari a décidé de contre-attaquer.

Il va ainsi écrire une lettre adressée au Ministre délégué à la présidence de la république le 15 Mars 2018. Citant les sieurs Lars Stork, Sama Wilfried Asi, Bidias Wazeck François, Pamboro Antoine et Maître Etah Akoh David. Ceux-ci seront cités comme ces agents ayant commis plusieurs exactions allant du blanchiment des fonds et financements, à des abus en tout genre. Il a fallu designer le tribunal militaire de Yaoundé qui est compétent conformément au chapitre 1, article (4) de la loi N° 2017/012/ du 12 Juillet 2017 portant code de justice militaire. Ceci dans le but de prescrire toute enquête et mesures nécessaires, aux fins de sanctionner tout les collaborateurs complices de cette manipulation du dossier, dans le but d'exposer le Cameroun dans l'insécurité transnationale et l'enrichissement illicite. Le directeur du centre a donc décidé de dénoncer cette forfaiture en s'adressant au ministère ayant cette charge, afin que le magistrat Kiam Jean Paul soit révoqué pour avoir failli à sa fonction initiale.