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La situation sécuritaire des zones du NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest) du Cameroun est de plus en plus tendue aux vues des Exactions commises par les terroristes. Le MINCOM (ministère de la communication) a convoqué d'urgence un point de presse le Lundi 28 Mai 2018 en présence du Ministre monsieur Issa Tchiroma Bakary et du Colonel Didier Badjeck à Yaoundé. Les réseaux sociaux ayant véhiculés des images extrêmement violentes de dissidents et de rebelles de cette zone devenue dangereuse, la primeur a donc été de mieux informer la population. Le Cameroun qui est un pays multilingue compte entre autres l'anglais et le français comme langues officielles.Il s'est uni au lendemain des indépendances et vit unilatéralement avec cette diversité culturelle.

Le ministre de la communication monsieur Issa Tchiroma Bakary, avec cette nouvelle stratégie médiatique de communication, veut informer la population camerounaise suite aux exactions commises par ces sécessionnistes dans ces zones devenues dangereuses.

En effet, ces événements surviennent du 24 et du 25 Mai 2018, dans le territoire de l'arrondissement de Santa (de la Mezam, en région du Nord-Ouest Cameroun) qui sont la cause d'innombrables pertes en vie humaines. Le Colonel Didier Badjeck, étant actuellement le chef de division de la communication du MINDEF (ministère de la défense du Cameroun), a présenté aux hommes de médias des images certes choquantes des zones attaquées et des dégâts commis par ces terroristes se revendiquant sécessionnistes. Le discours du ministre de la communication porte-parole du gouvernement, a évoqué l'état des lieux dévastés dans les localités de PINYIN, BUCHI, et MENKA de ces dangereuses bandes armées.

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Ces rebelles armés projetaient minutieusemnt depuis plusieurs mois, de semer la terreur et le chaos, ainsi que la désolation et la peur au sein des populations du NOSO. Le ministre a mis en exergue dans son discours, l'éventuel sabotage (par ces assaillants) de la célébration de la 46 e édition de la fête de l'unité nationale du 20 Mai 2018 avec la prolifération de ces actes barbares. Parallèlement, ces dissidents qui se sont installés dans les 3 villes (citées plus haut) depuis près de deux mois, se sont préparés en conséquence en élaborant leur futur plan d'attaque et d'implantation dans ces régions. La brigade de gendarmerie d'Abong près de Batibo étant suspendue, lesdits assaillants en ont profité pour utiliser de nouveaux couloirs de contournements des dispositifs des forces de défense et de sécurité du Cameroun, ceci dans le but d'installer des contournements a part entière pour leur utilisation. Ces installations leur a malheureusement permis de pouvoir rayonner sur plusieurs kilomètres en réseaux dynamiques lors des échanges avec leurs semblables.

Sans ambiguïté, ces assaillants se sont livrés à des activités de terreur, d'extorsion de biens de la population, du trafic ambiant de drogue, de l'enrôlement forcé de jeunes citoyens, et des viols répétés sur des jeunes filles dans différentes localités attaquées.

Le porte-parole du gouvernement a ainsi tenu à préciser aux populations que l'armée reste présente et défendra jusqu'à la dernière minute ces terroristes ennemis de la nation. En outre, malgré l'obstination de ces hors la loi, les forces de défense et de sécurité sont restées téméraires, faisant preuve de sang-froid, d'abnégation et de professionnalisme devant ce banditisme à outrance. Ces protecteurs de la paix et de l'unicité, ont en un premier temps lancés des sommations directes, afin que ces dissidents puissent librement se rendre et libérer les populations prises en otage. Ceux-ci sous le joug de la violence, ont riposté en exécutant sans ménagement 5 otages, ceci afin d'infirmer leur autorité . Obligés de répondre aux attaques de la partie adverse, les tirs croisés de nature conflictuels effectués par les forces de défense et de sécurité, ont heureusement permis de désarticuler le dispositif ennemi et de procéder à l'investigation d'un bâtiment au préalable pris en otage.

Une approche stratégique et sectorielle dans les zones anglophones

Lors de la diffusion des images et des vidéos choquantes qui n'ont cessés de faire le tour des réseaux sociaux, le chargé de la communication du MINDEF le Colonel Didier Badjeck (du corps de l'armée de l'air), a tenu à rassurer l'opinion publique et internationale de la riposte effective des forces de défense et de sécurité. De ce fait, le ministre présent a continué dans son discours en citant les actions particulières de ces hordes criminelles qui ont abouti à la mort à Bawok de l'adjudant-chef Alime Jean, commandant de la brigade de recherche de Bali. Il a aussi noté le décès de l'un de ses éléments, l'élève-gendarme Djemena Anatole Fabrice, en rapport aux attaques de Batibo, de Widikum et d'Amba dans les zones du NOSO. Ces tueries sanglantes visaient éventuellement à empêcher la célébration du 20 Mai 2018 dans cette zone bien précise. Par ailleurs, le 15 Mai 2018, le maire de la commune de Santa, chef traditionnel du village de Balligham est violemment agressé par 9 hommes armés qui vont l'obliger à s'assoir à même le sol, le privant de la somme de 300.000 francs CFA dont il disposait. Toujours en cette même journée peu onéreuse, d'autres assaillants appartenant visiblement à la même bande ont fait subir les mêmes sévices aux chefs traditionnels des villages Akum et Bamock, en emportant avec eux des armes et des fusils de chasse et des biens précieux trouvés sur les lieux. Ensuite le 19 Mai 2018, veille de la fête nationale de l'unité du Cameroun, un opérateur économique nommé Fru Ngu Linus, est à son tour kidnappé par ces terroristes se revendiquant sécessionnistes, qui eux vont revendiquer leur forfait en ordonnant le paiement d'une rançon de 2 millions de francs CFA pour sa liberté. Sur ce, une opération menée communément par les forces de défense et de sécurité camerounaises permettra à la victime de recouvrer la liberté loin de ses bourreaux.

Malheureusement, le 20 Mai 2018, d'autres rebelles procèdent à l'enlèvement du chef traditionnel de Matazem, qui et une localité située à 2 kilomètres de la ville de Santa et de ses deux filles, outrageusement violées par leurs ravisseurs. Ce dernier se nommant Fominwi Sylvester Fongon, a été appréhendé et capturé suite à sa participation aux festivités marquant la célébration du 20 Mai 2018, et par ailleurs pour avoir reçu des mains du sous-préfet, la médaille du mérite agricole qui selon eux serait un ennemi. En date du 22 Mai 2018, le Fon (chef du village) de Menka reçoit aussi la visite de ces hors la loi appartenant à la même bande criminelle qui après l'avoir copieusement molesté emportent avec eux son unique arme de chasse. En cette même période trouble, 4 jeunes citoyens comptant deux filles et deux garçons, sont également capturés, puis relâchés contre le paiement de rançons des géniteurs de ces derniers. Logés dans un motel de la place, ces dissidents ont persécutés le propriétaire des lieux au point ou la mère dudit propriétaire (femme du 3e âge), est passée à tabac et se trouve jusqu'à présent dans un état critique. Prenant rapidement possession des lieux, ils en ont fait leur quartier général, à l'intérieur duquel étaient détenus 15 personnes prises en otages. Devant ces entrefaites, une opération est immédiatement mise en œuvre dans la nuit du 24 au 25 Mai 2018. Dans l'urgence, cette opération de sauvetage sera dirigée sous la conduite du commandant de la Région Militaire Interarmées N°5, et également sous la coordination du commandant de la Légion de gendarmerie du Nord-Ouest. Cette grande opération sauvetage des personnes prises en otages a finalement engagée 30 éléments relevant du Groupement d'Intervention de la gendarmerie nationale, de la 51 e Brigade Motorisée, et du Groupement Spécial des Opérations de la sûreté nationale du Cameroun. Les forces spéciales de sécurité déjà présentes sur les lieux, vont contribuer à sécuriser les zones attaquées et à recaser les populations affectées dans des lieux protégés. Le Cameroun étant soutenu par les Nation Unis et plusieurs pays voisins, veillera à ce que la paix revienne dans ces milieux touchés par ces hors la loi et compte sur son vivre ensemble pour consolider le processus de paix et de cohésion sociale. Les zones du NOSO déjà troublées par cette décadence sociale, pourront initialement compter sur une armée préparée à défendre vaille que vaille les intérêts de la nation camerounaise.