La République Centrafricaine (RCA), ne cesse de subir des troubles et des pertes en vies humaines depuis l'arrivée des conflits fratricides. Les organismes internationaux pour la protection des droits humains et la survie de l'individu, s'attèlent tant bien que mal à pourvoir à cette défaillance qui plonge la RCA dans le chaos et la pauvreté. L'OCHA (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs) dont l'un des rôles principaux est de financer et de réguler la survie des réfugiés, opte pour un recadrage systémique de ces déserteurs de guerre.

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Une session d'information sur la situation de crise en RCA, a été organisée le Mardi 14 Mai 2018, à l'hôtel Hilton de Yaoundé . Le Cameroun qui accueille plus de 200.000 réfugiés venant de la RCA, est grandement épaulée par le HCR ou l'OIM, dans cette besogne.

Cette session convoquée par la ministre de l'action Humanitaire et de la réconciliation nationale de RCA, madame Virginie Baïkona, et secondée par le coordinateur humanitaire pour la RCA madame Najat Rochdi, a réunie de nombreuses personnalités, la presse, ainsi que certains ambassadeurs. Cette rencontre devenue nécessaire pour ces réfugiés et ce pays en crise, a débutée par le discours du coordinateur humanitaire de la RCA. Celle-ci durant sa plaidoirie, a estimée à 16% la participation des pourvoyeurs de fonds pour l'aide aux réfugiés. Son inquiétude a visée les besoins sanitaires, la réinsertion des populations en fuite, et l'assistance aux plus démunis.

Un pari dangereux mais nécessaire pour le retour à la paix

La République Centrafricaine qui ne compte que 5 millions d'habitants, possède une grande étendue d'hectares de terrain encore non exploitée par ses citoyens; et cela dénote de la préoccupation de madame Virginie Baïkona qui s'est indignée que cette guerre ne puisse s'arrêter avec un si petit chiffre.

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Très ouverte à la réconciliation, cette dernière a fait défiler des diapositives de ses descentes sur le terrain avec son équipe, en soulignant la pertinence d'effacer des esprits que cette guerre puisse essentiellement être de nature ethnique, tribale ou même religieuse. Son allocution est allée au sens du chef de l'État de la RCA qui est contre la violence et l'enrôlement de la jeunesse, mais uniquement pour le "dialogue". Selon ses espérances, cet agent de l'État de la RCA a suggéré que le retour au pays de ses concitoyens se fasse par étapes en soulignant cette phrase populaire pour terminer : "on n'est jamais mieux que chez soi".

Il est à rappeler que le coordinateur humanitaire pour la RCA Najat Rochdi, a alloué 11 millions de dollars du Fonds humanitaire (FH RCA) à des projets destinés à répondre aux besoins humanitaires urgents identifiés dans le cadre du plan de réponse humanitaire 2018 (PRH). C'est ainsi que cette allocation a permis de combler une partie du déficit de financement observé au cours du premier trimestre de l'année 2018.

Malgré certaines mesures appliquées, 3 travailleurs humanitaires ont malheureusement été tués alors qu'ils se rendaient au nord-ouest du pays, en appui au secteur de l'éducation. Ces zones où règnent la peur et le désarroi sont de plus en plus dangereuses et peu fréquentables, d'où la fuite de ces populations vers le Cameroun ou vers d'autres pays voisins.

Un effort salutaire des organismes humanitaires aux réfugiés

Loin d'être une sinécure, le travail des organismes spécialisés dans l'humanitaire, a quelque peu diminué les risque de mortalités infantiles et de pertes en vie humaine. En effet, certains enfants séparés de leurs familles ou orphelins (en raison des conflits), n'ont pas d'autres choix que de rejoindre les groupes armés de factions rebelles ou de dissidents, pour avoir la vie sauve ou des moyens de subsistance. C'est donc pourquoi l'ONG ODESCA (organisation pour le développement économique et social de Centrafrique), avec l'appui de ses partenaires, a mis en place dans le nord-est de la Centrafrique, notamment dans la préfecture de la Vakaga, un programme de protection et d'éducation pour faire sortir les enfants des rangs des groupes armés.

Toutefois, le CERF (fond central pour les interventions d'urgence) apporte également un financement initial rapide pour des actions vitales, lors de l'apparition de situations d'urgence et pour les opérations humanitaires essentielles et sous-financées, lors des crises prolongées. Ce fond géré par l'OCHA, reçoit des contributions de différents donateurs, principalement des gouvernements, mais également des compagnies privées, des fondations, des organismes caritatifs et des particuliers réunis dans un fond unique.