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Ce Lundi 11 Juin 2018 à la salle de conférence du MINCOM (ministère de la communication du Cameroun), s'est tenue une conférence de presse au sujet de l'affaire MIDA (Mission d'intégration et de développement pour l'Afrique). Cette conférence a été présidée par le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement monsieur Issa Tchiroma Bakary, de son homologue le secrétaire général de la DGSN (direction générale à la sûreté nationale) et du gouverneur de la région du Centre. Les propos luminaires du ministre de la communication ont portés sur la défection des activités de la MIDA et des actions frauduleuses de ses différents promoteurs.

Il y'a encore quelques mois de ça, la ville de Yaoundé avait assistée à la fermeture des locaux de ladite structure. Sous un éclat médiatique, les pensionnaires de cette organisation encore appelés "séminaristes" ont fait montre de leur mécontentement dans les médias en réclamant le remboursement immédiat de l'argent versé en guise de rétrocession de leurs mises respectives. Aux premiers abords, la MIDA s'est préalablement présentée (sous plusieurs appellations usurpées) comme étant "La commanderie d'Afrique de l'ordre militaire et hospitalier de saint Jean" ensuite comme "Ordre apostolique de saint Jean". Ceci dans l'optique de former les potentiels séminaristes en secourisme et à l'éducation civique et citoyenne.

Il s'est avéré après enquête de l'État du Cameroun, que lesdits promoteurs avaient mis en place un mécanisme leur permettant de collecter les fonds pour un versement de 12.500 francs CFA avec une rétrocession de 65.000 francs CFA le mois suivant pour chaque nouvel adhérent.

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De ce fait, chaque futur adhérent devait également se munir de la somme de 40.000 francs CFA pour un paiement de frais divers lors chaque adhésion. Ceci leur permettant sans gêne de rassembler d'importantes ressources financières dans leur propre compte, estimé ici à plusieurs milliards de francs CFA. C'est de cette manière que la MIDA a su berner les citoyens camerounais en leur vendant du rêve et de l'enrichissement rapide. Après moult recherches et enquêtes, le gouvernement a décidé de stopper les activités pernicieuses de cette organisation, car certains adhérents ayant souscrits de grosse sommes d'argents n'ont pas pu rentrer en possession de leur dû, même en réinvestissant une somme retirée des premières vagues.

La somme de 3 milliards 850 millions 442 milles 275 francs CFA est le montant saisi par l'État, et qui fixe variablement ce déficit en rapport à la somme collectée à près de 14 milliards 956 millions 982 milles 750 francs CFA dans leur caisse.

La MIDA ou cet enrôlement destructeur de rêves

Le chef de l'État son excellence Paul Biya, face à cette déconfiture à prescrit une enquête administrative qui a abouti à la fermeture effective et immédiate du siège de la MIDA.

À la suite des investigations commises, la DGRE (direction générale de la recherche extérieure), le SED (Secrétariat d'État à la défense) et la DGSN, ont pu interpeller neuf suspects et ont été présentés le 11Juin 2018, au tribunal de grande instance du Mfoundi à Yaoundé. Ce sont les dénommés Essa'ala Ntsama Patrick alias PEN (coordinateur de la MIDA), Foe Amougou Albert Cédric (administrateur général de la Mission), Foe Louis Marie (ministre du culte), Ntsama Amougou Marie Blanche (se présente comme une religieuse à l'initiative d'une fondation à Mbalmayo), puis de Nzoke Félicia Esméralda Nicaise (agent de communication). Les quatre autres de l'administration de la MIDA affiliés à la gestion administrative et de la sécurité sont : Zoe Ndo Samuel (garde du corp du coordonnateur), Aponteu Ganmo Christelle (trésorière et secrétaire), Bahiya II Éric Arsène (garde du corps de la trésorière) et Mba Lah Henri (vigile). Par ailleurs, selon les enquêtes, cinq autres suspects seraient toujours en cavale. Se sont les dénommés Ayeng Zili Varène, Nguileng Ntsoli Ayangma, Foe Nkon Philomène Estelle, Foe Awa Anicet et un prénommé Modeste jusqu'ici non identifié.

L'État du Cameroun met la justice face aux promoteurs du MIDA

Ces séminaristes payés au préalable par vagues pour les plus chanceux (dans le but d'appâter plus d'adhérents), ont vus ceux de la septième et de la huitième vague stoppées en chemin. En effet, une somme de 18 milliards 807 millions 425 francs CFA a communément été collectée par ces deux dernières vagues qui correspondaient à 17.301 souscripteurs pour 1 million 504 mille de parts souscrites par ceux-ci. Comme l'a dit le ministre de la communication lors de son propos liminaire à la conférence de presse, le gouvernement qui n'est pas responsable de cette situation, s'est vu saisir la justice dans le but d'établir les responsabilités de chaune des parties, en vue de rétablir les droits de tout un chacun. L'État du Cameroun toujours dans la protection des personnes et des biens, veillera a ce que les droits des citoyens camerounais ayant souscris à cette organisation puissent se prémunir de leurs droits fondamentaux.