Tandis que la guerre fait toujours rage dans toute la Syrie, les différentes résistances s'organisent. Les milices kurdes, qui prennent part au conflit depuis plusieurs années, sont à nouveau visées par des accusations d'enrôlement de jeunes enfants issus de camps de réfugiés. Ces informations, recueillies par l'ONG Human Rights Watch, fait suite à une enquête de l'ONU qui date de l'an dernier, où l'organisation avait dénombré pas moins de 200 cas de recrutements par ces mêmes kurdes.

Ne ratez pas les dernières informations Suivez la chaîne Inclassables

Une guerre sans fin dans ce pays du Moyen-Orient

Depuis mars 2011 et le début de la guerre civile en Syrie, beaucoup de choses ont changé. Le pays a connu la domination de l'Etat Islamique [VIDEO] dans certaines zones, tout autant que la famine et les bombardements de villes par le régime de Bachar Al-Assad.

Plus de sept ans après, de nombreuses exactions continuent de se produire, comme c'est le cas au sein des milices kurdes, qui se sont donner pour mission de recruter de jeunes enfants dans le nord-est du pays, comme l'a constaté Human Rights Watch, le 3 août dernier.

Selon Priyanka Motaparthy, membre de cette ONG, les kurdes mettent la main sur des enfants, sans donner de précisions a leurs parents quant a leur avenir. Ces derniers ignorent donc où se trouvent leurs enfants une fois partie à la guerre. Les YPG profitent de leur stature de domination dans le nord de la Syrie pour récupérer de jeunes recrues dans leurs rangs, ceci afin de faciliter leurs combats contre l'Etat Islamique [VIDEO] et l'armée de Bachar Al-Assad. Le droit international, de son côté, s'indigne et parle de "crime de guerre" car il s'agit de jeunes hommes et de jeunes femmes de moins de 15 ans.

En effet, ce genre de faction armée n'a que le droit de recruter des combattants ayant au moins 18 ans.

Un recrutement connu depuis de nombreuses années

Pour évoquer ces multiples recrutements, huit familles ont témoigné auprès de l'HRW. Parmi les parents interrogés, l'une des mères a confirmé que les YPG ont tout tenter pour la convaincre de laisser partir sa fille, en échange de vêtements et d'argent. Ces forces de combats, qui n'ont jamais forcé aucun enfant à prendre part à la guerre en Syrie, n'en sont pas à leur première fois.

En effet, d'après les renseignements de l'ONU, deux cent vingt-quatre cas d'incorporation de jeunes personnes au sein des milices kurdes ont été recensés en 2017. Ce chiffre est en nette progression par rapport à 2016.