Le Cameroun traverse actuellement une période post-électorale agitée. De ce fait, les FMO (les forces de maintien de l'ordre) sont mobilisées dans toutes les zones jugées dangereuses et sont également en place pour assurer la sécurité des biens et des personnes au Cameroun . Le ministre de l'Administration territoriale (équivalent du Ministère de l'intérieur) dans son rôle de régulateur sécuritaire, a convoqué un point presse le vendredi 26 octobre 2018, dans son ministère de tutelle à Yaoundé.

Il a tenu à avertir l'opinion publique sur les mesures qui seraient prises si la loi était amenée à être violée par des tiers.

Selon ses propos, ces derniers seraient automatiquement mis aux arrêts et punis comme le prévoit le code pénal en vigueur. En effet, le gouvernement camerounais tient à informer l'opinion publique nationale et internationale que l'élection présidentielle est terminée.

"Les manifestations publiques doivent, désormais de nouveau, se dérouler dans les conditions prévues par la loi. L'Administration a jusqu'alors fait preuve de retenue. Il est toutefois de mon devoir de prévenir que désormais nous n'allons tolérer aucun désordre", s'est exprimé Paul Atanga Nji.

Les résultats du scrutin présidentiel étant connus depuis le 22 octobre, le MRC (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) du professeur Maurice Kamto, a pour sa part pris des dispositions concernant ces résultats. Par ailleurs, certains de ses partisans ne cessent de véhiculer des messages se rapprochant de la xénophobie ou du tribalisme. D'où ces échanges houleux entre certains internautes. La déclaration du ministre arrive donc à point nommé face à tous ces dérapages sociaux.

Une mise en garde axée sur un processus sécuritaire

Le week-end dernier, la ville de Douala a fait l'objet d’une marche de certains des militants du MRC. Toutefois, la présence de l'avocate Michèle Ndocki, devenue célèbre suite à son intervention pour le compte du MRC lors du procès au CC, a fait couler beaucoup d'encre. En effet, elle s'est fait interpeller avec plusieurs membres du MRC venus participer à cette manifestation.

Pour rappel, le gouvernement camerounais avait interdit tout soulèvement et tout rassemblement.

"Il est de ma responsabilité en ma qualité de ministre de l'Administration territoriale de rappeler qu'avec la proclamation, le 22 octobre 2018, des résultats de l'élection présidentielle du 7 octobre 2018, le processus électoral est terminé. A ma connaissance, la qualité d'ancien candidat à l'élection présidentielle ou de membre d'un parti politique ne confère aucune immunité", a continué le ministre de l'AT lors de la lecture du communiqué.

Aucun trouble ne sera toléré

Le résultat de l'élection, qui a connu de grands chamboulements du point de vue de l'opposition, n'a vu que des rejets lors du procès au CC. De ce fait, le ministre a tenu à le préciser en citant les cinq étapes majeures de ce scrutin présidentiel, et a vivement souhaité que les autres partis politiques en lice se tiennent à ce calendrier. Ces 5 étapes sont : la convocation du corps électoral, la campagne électorale, le scrutin présidentiel du 7 octobre 2018, le contentieux électoral et enfin la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel.

"Tout ceux qui seraient tentés de violer les lois de la République, auront à en répondre devant les instances appropriées et subiront toute la rigueur de ces mêmes lois. La récréation est terminée", a fini Paul Atanga Nji.

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