Face à la vive polémique autour de l'attitude de Donald Trump à son encontre, Emmanuel Macron a fait le choix de l'impassibilité. L'entourage du président de la République laisse en effet entendre que ce dernier attache plus de crédit au dialogue qu'il entretient en direct avec son homologue américain, loin d'éventuelles messages diffusés sur Twitter à des fins électorales.

Il faut dire que lors du passage de Donald Trump à Paris le week-end dernier, le désamour semblait déjà consommé dans la relation que les deux hommes avaient pourtant voulu si particulière il y a tout juste un an.

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Et même si l'Elysée a tant bien que mal tenté de jouer de diplomatie pour assagir son imprévisible hôte américain, ce dernier aura décidé d'en remettre une couche.

Donald Trump plus que jamais irrité

Comme vendredi dernier, peu avant son arrivée en France pour le centenaire de l'armistice de 1918, Donald Trump a usé, ce mercredi, de son mode de communication favori pour s'en prendre au chef de l'Etat français.

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5 tweets cinglants comme il les aime, afin de rappeler, d'un air moqueur, au locataire de l'Elysée qu'il devait se montrer moins audacieux. Emmanuel Macron avait en effet confié la semaine dernière sa volonté de doter l'Europe d'une armée autonome.

L'idée a eu le don d'irriter le président américain qui était tout de suite parti à la charge estimant que l'Europe devait plutôt s'intéresser à soutenir plus activement le financement de l'OTAN géré, pour l'heure, en grande majorité (70%) par les Etats-Unis.

Une idée qui n'a pas visiblement quitté l'esprit du locataire de la Maison Blanche en passe d'une cohabitation compliquée avec les démocrates suite à une élection de "Midterms" moins victorieuse que prévue.

Le dialogue maintenu malgré tout

Pour sa part, même si Donald Trump se veut très virulent à l'égard d'Emmanuel Macron, l'Elysée tient à noter que le contact reste permanent entre les deux dirigeants.

Des échanges hebdomadaires permettent ainsi à la France de rester en veille sur les grands dossiers internationaux, même ceux pour lesquels de fortes divergences sont observées avec Washington. Pas donc de quoi s'alarmer selon le palais, même si Paris semble quelque peu esseulée.

Dans le même temps, du côté des Etats-Unis, de très nombreuses voix se sont élevées pour exiger du président américain plus de retenues et de diplomatie.

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L'ancien secrétaire d'Etat démocrate (2013-2017), John Kerry, s'est ainsi étonné que le milliardaire accorde plus de bienséance au dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, qu'il ne le fait pour les vieux alliés de l'Amérique. A Berlin, la chancelière allemande, Angela Merkel, a, quant à elle, annoncé son soutien appuyé à l'initiative du président français.

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