Le CRID (Center for Research in Infectious Diseases), s'est réuni pour organiser un atelier d’échanges sur les maladies à transmission vectorielle. Cet atelier s'est tenu du 4 au 5 décembre 2018, dans la ville de Yaoundé. Cette rencontre a été organisée dans le but de recenser cette épidémie et de s'octroyer les moyens nécessaires à son éradication. L'atelier a notamment rassemblé toutes les parties prenantes du domaine au Cameroun et en Afrique.

Durant les ateliers d'échanges, les 3 pays présents (Malawi, Burkina Faso, et Cameroun), se sont mutuellement partagés les connaissances anti-vectorielles, recensées dans leurs régions d'origine. Ces échanges ont été conduites dans le but d'identifier cette épidémie, et de faire un inventaire des besoins dans l'urgence des différents cas.

Les différents participants à cette rencontre scientifique, étaient composés de chercheurs, d'enseignants, d'ONG et des ministères liés à cette cause.

De ce fait, il fallait impérativement fournir des preuves scientifiques aux autorités responsables de la santé. Tel a été le cas dans ce cadre restreint, en accentuant clairement la prise de décision en matière de lutte anti-vectorielle au Cameroun et en Afrique. Cet atelier a été une initiative rentrant dans le cadre du projet PHVeC (partenariat pour accroître l'impact de la lutte anti-vectorielle) au Cameroun.

Une initiative salutaire pour l'éradication de ce fléau

Selon le professeur Charles Wondji (directeur exécutif du CRID), l'éradication de ce fléau au Cameroun doit se faire. Il a continué en impliquant le centre, qui dans les prochains jours, va se donner la charge de contribuer à la lutte contre ces épidémies au Cameroun à travers un réseau de recherche. Par ailleurs, le projet PHVeC va graduellement s'étendre sur une durée de 5 ans (allant de 2018 à 2023).

Il est initialement financé par la Grande-Bretagne, soutient indéfectible du Cameroun, à travers le centre Global Challenges Research Fund. Ce grand projet sera dirigé par le LSTM (Liverpool School of Tropical Medecine) en Angleterre, et aura la chance au niveau local d'être soutenu par le CRID.

"Cet aspect exposé en filigrane, requiert un atout appréciable pour le développement des connaissances sur cette dangereuse épidémie. D'autre part, il est primordial de mettre sur pied des outils adéquats au renforcement des capacités pour la recherche scientifique au Cameroun", s'est exprimé le professeur lors de son discours. En outre, un second atelier a également été présidé par le professeur Zoung-Kanyi Bissek Anne Cécile, lors des échanges.

Elle est actuellement le chef de la Division de la Recherche opérationnelle en Santé.

Une étude stratégique pour une sortie de cette épidémie

À priori, cet atelier avait pour but de renforcer la mise sur pied d'un comité national de lutte anti-vectorielle de cette épidémie. En second recours, il s'agissait de renforcer cette résilience des nations africaines concernées, face à ces épidémies qui se veulent grandissantes.

Dans cet échiquier de réorganisation systémique, les enjeux étaient également ceux d'accroître le leadership des scientifiques et des biologistes africains dans ce combat.

Parallèlement, le CRID va notamment permettre aux étudiants de bénéficier des formations en Master. Il pourra également admettre les étudiants en PHD (entomologie médicale, épidémiologie, économie de la santé, sciences sociales), afin que ceux-ci puissent se lancer dans les programmes de recherche. Dans le domaine financier, certains chercheurs pourront bénéficier de legs, afin de clairement booster leur travail de recherche.

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