La photographie est l'une des composantes qui lie et relie les souvenirs de chaque individu. Par ailleurs, ces images du réel ou de l'imaginaire offrent parallèlement un état de chaque passage et chaque souvenir dans notre rétine d'où l'implication des "Rémanences". Le festival YAPHOTO survient ainsi comme une plateforme de présentation, de découvertes et d'appropriation des espaces de vie de l'univers dans lequel évoluent les terriens. Plusieurs expositions seront mis en exergue et vont faire l'objet de diverses préoccupations autant des habitués de l'art que des curieux.

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Ce festival à caractère international va notamment offrir une opportunité aux exposants et aux participants d'apporter leur touche personnelle face à ces prérogatives de la mémoire et du visuel. Les participants à ce grand événement culturel de Yaoundé sont venus de France, d'Allemagne, d'Afrique du sud, du Nigéria, du Cameroun entre autres. Chaque artiste participant a une spécificité particulière au-delà des oeuvres qui seront tour à tour exposées et présentées au public. De nombreux lieux sont mis à la disposition des participants pour cette troisième édition. Il y a l'Institut Goethe, l'Institut Français, le Musée la Blackitude, le Musée National et le lycée Fustel des Coulanges.

YAPHOTO au centre du visu existentiel

Concernant le Musée National, l'exposition a pour vocation de mettre en lumière les archives de photographes et d’institutions publiques ou privées. De ce fait, elle va notamment interroger les consciences sur la conservation et la valorisation du patrimoine photographique national et mondial. YAPHOTO sous le thèmes des Rémanences, met en avant le portrait et l’uniforme.

Ceci est interprété à travers l’exploration des archives du photographe Jacques Toussélé (1939-2017), exposées au Musée National depuis le 12 mars 2019. Par ailleurs, depuis sa naissance dans le continent africain, le studio photo a été imposé comme un lieu de sociabilité des populations urbaines. Cette remarque s'est faite de manière sporadique.

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L'art photographique exposé au centre de Yaoundé

L'espace de son exposition a réellement su construire des identités qui sans détours permettent aujourd’hui de pouvoir regarder avec recul l’évolution de la société camerounaise. Toutefois au Cameroun, chaque célébration de la vie est parfois ponctuée par le choix d’un uniforme. Celui-ci permet assurément de renforcer une appartenance à la communauté.

Cet aspect se résume sans doute sous plusieurs formes que l'on parle de l’uniforme scolaire, de la tenue spécialement conçue pour un mariage, de celui d'un décès, de l’uniforme militaire, à travers le travail de ce photographe.

Le travail de Jacques Toussélé le démontre aisément. Le 13 mars l'exposition "Berlin West" de Eva Maria Ocherbauer a été présentée au public et le jeudi 14 mars 2019, l'exposition collective des photographes a été présentée sous forme de vernissage à la Galerie d'Art contemporain de Yaoundé. Il y a eu des artistes photographes tels que le Camerounais Max Mbakop, le Sud-africain Sibusiso Tlhabadira (série "Johannesburg"), le Nigérian Mbidima Chinemelu (série "Corridors of power") ou encore John Kalapo.

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