L'État du Cameroun dans son optique de réguler et de véhiculer le vivre ensemble, continue cette quête vers la paix et la protection des biens et personnes. Le chef de l'État, Paul Biya, en vue de venir en aide aux déplacés internes victimes de terrorisme, a mis au point plusieurs stratégies. Il s'agit entre autres du PAHDU (Plan d'Assistance Humanitaire d'Urgence). Il a été élaboré pour venir en aide aux déplacés internes des régions du NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest), victimes des actes sécessionnistes.

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Jusqu'à ce jour, 75.000 familles de déplacés internes en ont déjà bénéficié. Le Ministre de l'Administration Territoriale (Minat) Paul Atanga Nji a organisé un point presse ce 4 avril 2019 à Yaoundé à titre informatif.

Il a présenté un rapport de 58 pages qu'il met à la disposition du public, de la presse, des organismes internationaux et des représentations diplomatiques. Il s'agit d'informer l'opinion publique nationale et internationale que le Cameroun peut encore nourrir 100.000 familles.

Le Ministre de l'Administration Territoriale Paul Atanga Nji © Odile Pahai
Le Ministre de l'Administration Territoriale Paul Atanga Nji © Odile Pahai

Après le point presse, une descente sur le terrain s'est effectuée afin de visiter les différents entrepôts de stockage. Il s'agissait de l'entrepôt du CFTA, celui de la Base Aérienne (matelas et produits de premières nécessités), et de Zamengoue (denrées alimentaires). Par ailleurs il a été créé un Centre de coordination de l'Assistance Humanitaire d'Urgence à la situation dans les régions du NOSO. La coordination générale du Centre est assurée par le ministre chargé de l'Administration Territoriale et du Ministre chargé des Relations Extérieures.

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Le Minat au secours des déplacés internes

Dans cet enchevêtrement, une collecte a été organisée pratiquement dans toutes les régions du pays pour venir en aide à ces populations. On a par exemple eu une somme de 12.100.000 de FCFA au Sud, de 89.000.000 FCFA dans l'Adamaoua, ou encore de 64.390.000 FCFA à l'Est. À cet effet, un décret du Chef de l'État a été signé (N° 2018/719 du 30 novembre 2018) pour la création du Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (CNDDR).

Une visite officielle de travail a d'ailleurs été effectuée à Bamenda par le Minat (Centre régional du CNDDR) dans ce cadre. "Cette action du Chef de l'État, c'est la voie crédible de sortie de crise. Il y'a des dortoirs, vous avez vu les armes que ces ex-combattants ont déposé. Ceux qui ont volontairement déposé les armes, ont été accueillis dans ce Centre et vivent dans de bonnes conditions", s'est exprimé le Minat Paul Atanga Nji sur le terrain.

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Le Cameroun sur la route de l'extinction

L'armée Camerounaise s'est grandement mobilisée pour venir en aide à ces sinistrés. L'armée a distribué les médicaments, les denrées alimentaires et même construit des camps provisoires pour les sans-abris. Le Minat travaille communément avec le Mindef (Ministère de la Défense) dans cette lutte pour la paix. Par ailleurs, une quelconque organisation a fait un rapport selon lequel le Cameroun compte encore plus de 400.000 déplacés internes.

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Cette information s'est avérée être fausse.

"Il y'a des organismes qui utilisent les faux chiffres pour demander beaucoup d'argent à d'éventuels partenaires. Si l'on prend par exemple le chiffre de 400.000 déplacés, ils peuvent demander une somme avoisinant les 50 millions d'euros. Ceci tout en sachant que pour encadrer les déplacés internes il faut sensiblement 10 millions d'euros. Pendant ce temps, le reste des 40 millions d'Euros prendront une destination inconnue". A dit le Minat. Toutefois, l'aide des partenaires est la bienvenue (OCHA, HCR, PAM, Système des Nations Unies...) dans le but d'accompagner l'État dans cette bataille. Il est à préciser que l'aide des partenaires doit être encadrée, et cela doit être fait dans un cadre légal définit par le gouvernement. L'usage du "Driver City" est une option pour cette application. Ces éventuels partenaires sont amenés à évaluer les besoins du pays avant toute entreprise d'aide. Les besoins sont au préalable donnés par le gouvernement camerounais. Avec 152.000 déplacés internes, le Cameroun a déjà pu prendre soin de 100.000 déplacés.

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