La lutte contre l'insécurité routière est l'un des combats que le Cameroun veut éradiquer. En effet, il est traversé par de nombreux fléaux tels que les accidents de la circulation, le taux de mortalité élevé, la pollution ou encore l'insalubrité. Afin de protéger les populations et les couches les plus sensibles, le Chef de l'État Paul Biya a mis sur pied des mesures préventives.

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Le Ministre des Transports Ngalle Bibehe Jean Ernest Masséna a organisé un point de presse à cet effet ce 2 avril 2019 à Yaoundé. Ayant convié les professionnels du domaine des transports et le personnels de son ministère, les échanges ont pu commencer. Il est à rappeler qu'au regard des importants dégâts matériels et humains, ils constituent un problème préoccupant avec une moyenne de 1.2 million de morts et 50 millions de blessés. Ce constat est mondial et représente 90% de victimes se comptant dans les pays à faibles revenus comme c'est le cas avec le Cameroun.

Le Ministre des transports Ngalle Bibehe Jean Ernest Masséna © Odile Pahai
Le Ministre des transports Ngalle Bibehe Jean Ernest Masséna © Odile Pahai

De ce fait, on enregistre près de 1000 à 1200 tués et 4000 à 5000 blessés sur les routes en moyenne. Cet effet entraîne simultanément des pertes matérielles et financières estimées à 100 milliards de FCFA chaque année.

Le Cameroun met la prévention dans sa lutte

Le ministre des transports a tour à tour déroulé le bilan de cette dégradation humaine et cette absence de moralité dont font preuve certains propriétaires de véhicules et transporteurs.

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Une campagne a d'ailleurs été lancée à travers divers canaux de communication. Certaines agences de téléphonie à travers leurs réseaux ont même distribué des messages de sensibilisation à leurs abonnés.

Ce message vient du Comité National de Lutte contre le Transport Routier Clandestin. Par ailleurs, une étude a scientifiquement été menée auprès des usagers. Il s'agit de 70% des accidents qui sont attribués aux facteurs humains, de 20% à l'état technique des véhicules et de 10% à l'état des routes.

Un programme de partenariat et de prévention a donc été mis sur pied. Lesdites mesures en partenariat avec les Nations Unies sont assimilées dans le cadre du Programme : Road Safety Performance Review. Ils ont pour objectif global de réduire de moitié le nombre de tués et de blessés sur les routes du Cameroun d'ici 2020. Il s'agit de respecter scrupuleusement les normes routières administratives et légales.

L'insécurité routière : la responsabilité de tous les usagers

Le Ministère des Transports prône l'informatisation complète du fichier des auto-écoles et la sécurisation complète des épreuves d'examen.

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En outre, il compte aussi le renforcement du système d'information des demandeurs de permis de conduire. Ceci avec la diffusion de plus de 75.600 messages sur la situation de leur dossier. Cela va être effectué avec la sécurisation de plus de 500.000 titres de transports. À titre d'illustration, plus de 10.500 noms frauduleux ont été détectés et rejetés par le système de sécurisation des documents de Transport (SSDT) en 2018.

Le nombre de candidats fictifs est directement passé de 13.700 en décembre 2017 à 24.260 au 31 décembre 2018.

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Parmi les 5 piliers de la décennie d'Actions pour la sécurité routière 2011-2020 il y a des axes de plusieurs ordres. Il y a les campagnes de sensibilisation des usagers de la route avec prime, l'élaboration d'un plan médiatique intégrant tous les modes de communication ou l'acquisition des matériels et équipements des contrôles de surveillance. Il peut aussi être cité la réalisation des études spécifiques sur la sécurité routière et des formations à l'intention des différents intervenants. À cet effet, l'État va s'engager à faire les sensibilisations dans toute l'étendue du territoire afin de préserver la sécurité et le vivre ensemble.

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