Considérées comme des Femmes de tête, les dames des médias jouent un rôle essentiel dans le partage et la diffusion de l'information. Savamment coptées pour leur dynamisme et leur engouement pour le travail bien fait, ces amazones n'en démordent pas lorsqu'il faut se départir de leurs rôles dans les médias. L'AFMEC (association des femmes de médias du Cameroun) de part sa configuration, a cru bon de concilier cette pléthore d'intellectuels bien aguerris à un symposium de renforcement de capacités.

Ce second symposium national à été organisé dans le but de pouvoir préparer ces femmes de médias dans la couverture des prochaines échéances politiques que sont les municipales et les législatives de février 2020. Organisée sur 3 jours à Yaoundé (du 21 au 23 août 2019 à l'hôtel Tou'ngou), cette rencontre s'est avérée être riche en échanges et en partages d'expériences.

Elle avait pour thème principal : "La prise en compte de l'approche du genre dans la couverture médiatique des élections municipales et législatives au Cameroun." Ce symposium a été mis sur pied sous le haut patronage du Ministère de la Communication avec l'appui de l'Ambassade des États-Unis du Cameroun.

70 femmes de médias venues de toutes les régions du Cameroun ont tour à tour partagé leurs expériences professionnelles à travers les différents ateliers proposés durant cette session. Madame Patience Elango (experte d'Elecam), durant son atelier, a sillonné de manière systématique les pré-requis de l'organisation des élections au Cameroun. De ce fait, le code électoral a gratuitement été distribué à toutes les participantes ainsi que des indicateurs pour mieux cerner comment fonctionne le processus électoral. Dans les échanges, un crochet à été signalé autour de la discrimination qui pourrait exister dans certains domaines étatiques face à la gente féminine. Le conseil électoral, les démembrements territoriaux ou encore les commissions mixtes et compétentes ont été développés par madame Elango.

L'AFMEC propulse l'intérêt des productions par les femmes

Mme Henriette Onguene (chargée d'études à la communication du CNC) a évoqué la parité Homme-Femmes et le rendu dans les productions médiatiques. Le Minproff (Ministère de la promotion et de la famille) représenté par Mme Kendemeh Vivian Jioy a centré son allocution sur les VBG (violence basées sur le genre). Sachant que la femme est le "gender sensitive" et représente 52% de la société camerounaise, son implication et son importance demeurent des plus nécessaires selon cette experte du Minproff.

Mme Dorothée Danedjo (enseignante à l'ESSTIC) s'est épanchée sur la lutte contre les Fake-News (fausses informations), le discours de haine et la stigmatisation pendant les élections locales.

Cette enseignante pour lesquelles les publications sur le net n'ont plus de secrets, mettra également les femmes en garde contre la désinformation et le journalisme partisan. Les interventions de Dora Shey (senior journaliste) et de Chetah Bile vont embrayer sur la couverture médiatique des élections et le genre journalistique.

La femme au centre des médias

Madame le maire d'Akom II Élise Mballa Meka a développé son discours sur la prise en compte dans les spécificités de genre et la promotion des candidatures féminines lors des élections locales. Elle insistera d'ailleurs sur le fait d'avoir une femme de médias élue locale. Ses arguments vont porter sur sur la nécessité d'avoir une loi sur la parité.

"Quand une femme échoue, elle ferme la porte à 1000 femmes" a fini cette femme leader d'opinion.

La coordinatrice et présidente de l'AFMEC Tchonko Becky Bissong s'est dite très fière de cette initiative et invite les femmes de médias à adhérer à l'association. "L'AFMEC c'est aussi des rencontres, des échanges, des formations et des voyages pour améliorer le climat social et permettre aux femmes d'oser et de se démarquer", a souligné la coordonnatrice. "Les actions comptent plus que les paroles, c'est pourquoi nous allons continuer nos activités jusqu'à la fin de l'année", a-t-elle terminée.