Dans ses attributions de protection, et de lutte pour les droits des journalistes, le SNJC (Syndicat National des Journalistes du Cameroun), a organisé un séminaire-atelier ce 30 décembre 2019 à Yaoundé. Il s'est tenu au Centre des Nations Unies pour les Droits de l'Homme et la Démocratie en Afrique Centrale (CNDHD-AC) sis au lieu dit quartier Golf.

Il avait pour thème : "Acquérir des outils adéquats pour mettre en valeur les compétences féminines aux élections législatives et municipales du 9 février 2020 au Cameroun".

Sachant que le rendu dans les médias n'accommodent pas de façon subsidiaire les reportages sur le genre, cette initiative du SNJC-Centre, vise à sensibiliser les hommes et les femmes de médias sur cette approche professionnelle.

Plusieurs organismes et associations se sont conjointement rapprochés du syndicat pour essayer d'étayer cette problématique. A cet effet, l'AGEPSED, More Women in Politics, ONU-Femmes, et la Commission des Droits de l'Homme et des Libertés, ont chacun fait des exposés, tout en structurant les questions genre et minorités lors des élections.

Proposé par Carole Tchaptchet, vice-présidente du Genre pour le SNJC-Centre, cette rencontre va permettre d'œuvrer pour une gestion paritaire dans les différentes productions médiatiques. Elle avait aussi pour objectif de pouvoir s'imprégner de la Check-list pour la couverture médiatique du processus électoral, selon une approche fondée sur les Droits de l'homme.

Le SNJC pour une parité factuelle

"Le processus électoral doit permette que l'aspect genre soit monitoré. La Commission a le devoir d'observer la tenue de chaque élection", a développé Philippe Amanyé (représentant de la Commission des Droits de l'Homme et des Libertés), durant son exposé.

Abdoulaye Traoré quant à lui, a porté ses travaux sur l'accès aux outils de compétences et le savoir-faire des femmes journalistes. Responsable du CNDHD-AC, il mettra l'accent sur la mise en valeur des candidats au prochain scrutin, et celle de la participation effective de tous les individus sans exception.

"Tout citoyen a le droit et la responsabilité de prendre part à la direction des affaires publiques, de voter, et d'accéder dans les fonctions générales et d'égalité de son pays", a fini Abdoulaye Traoré à la fin de son exposé portant sur les enjeux de la participation politique des Femmes, des jeunes, des personnes handicapées et des peuples autochtones au scrutin du 9 février 2020.

Un scrutin favorable à l'équité

En outre, la considération sociologique, la mise en commun des compétences-parité, et la nécessité des moyens pour les dépôts de candidatures ont été développés durant l'intervention de Marie Njeng II. La représentante de l'AGEPSED et de Act for Gender, a parcouru le volet sur la représentativité intégrale des femmes en politique et au Cameroun.

Selon cette analyste, les femmes élues ne jouent pas véritablement leur rôle dans cet échiquier politique et ce dans l'ensemble du territoire camerounais. Cette dernière fera savoir que les femmes qui sont pourtant un maillon fort car majoritaires, ne se soutiennent pas mutuellement.

Zambo Bouchard d'ONU-Femmes, a présenté l'exposé Genre et Élections suivi des échanges avec les participants.

L'allusion à la plateforme d'action de Beijing (adoptée lors la 4e conférence en 1995), a naturellement refait surface. Celui-ci stipulait que les femmes occupent au moins 30% de des postes de décisions y compris les postes électifs. Cependant, le code électoral et la participation d'Elecam (Election's Cameroon) dans ce processus électoral, ont foncièrement été décrits comme un atout majeur pour cette couverture médiatique. "Il est temps d'encourager les femmes journalistes à produire de meilleurs rendus durant cette période électorale. Essayer de mettre en exergue le leadership féminin avec ceux des candidats et d'apprendre à être solidaires entre consœurs", a terminé Carole Tchaptchet.

S'en est ensuite suivie la lecture du communiqué final et de quelques recommandations.

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