L’aviateur Roland Garros doit se retourner dans sa tombe chaque mi-mai/début juin car aucun joueur français ne gagne Roland Garros depuis la victoire de Noah il y a 35 ans. Yannick Noah, le tennisman, est devenu musicien et capitaine de l’équipe de France pour la Coupe Davis avec des victoires probantes tant pour l’équipe masculine que pour l’équipe féminine. Pourquoi les Français ne gagnent-ils pas ? Pourtant la fédération française de Tennis dispose de nombreux moyens financiers et essaie de créer les conditions d’entrainement et de jeu pour les joueurs français.

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Les raisons sont à chercher ailleurs. La France a des joueurs qui ne sont pas à la hauteur des performances attendues au niveau du tennis mondial. Soit les joueurs sont blessés, soit ils jouent les pitres quand ils atteignent les 8ièmes ou les quarts de finales en essayant d’amuser le public qui en redemande, tant les facéties des joueurs sont lamentables et pas dignes de vainqueurs.

Quand Nadal rentre sur un court, c’est pour gagner et pas simplement pour jouer et faire plaisir au public. Les joueurs français sont dans un confort inadmissible, ils ne s’entrainent pas suffisamment. Ils gagnent bien leur vie et cela leur suffit. Gasquet et Nadal ont le même âge, 32 ans. Le palmarès de Nadal est trente fois plus important que celui de Gasquet qui n’a jamais gagné un tournoi du grand chelem. On trouve toujours des excuses à nos tennismen : soit ils sont fatigués, soit ils sont démotivés. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas et les journalistes, reporters surtout, sont complices de cet état de fait qui finit par devenir lassant. Il y a une sorte de blues qui envahit actuellement Roland Garros. Heureusement que la coupe du monde en Russie approche pour voir des vrais athlètes qui gagnent beaucoup d’argent mais qui s’entraînent réellement.

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Le tennis français doit sortir de sa fausse torpeur et de son petit confort inapproprié

Le tennis français est victime d’un endormissement massif. Par empathie, voire par esbroufe, on trouve toujours des excuses à nos joueurs qui ne s’entraînent pas comme ils devraient le faire. On est vraiment bizarre en France avec la mentalité de looser. L’absence de concurrence entre les joueurs appauvrit l’esprit de compétition et même quand ils sont mauvais, on dit qu’ils sont bons. Regardez des jeunes joueurs comme l’autrichien Thiem, il a très vite éclos au niveau mondial alors que nos juniors peinent à confirmer leurs performances à un très haut niveau. Chez les garçons, il y a Lucas Pouille qui n’est plus junior, Moutet, Halys, Barrère ou Hemery qui doivent aller au feu avec l’envie de gagner et non seulement de participer comme le disait le Baron Pierre de Coubertin. Pour reprendre une expression macronienne, il faut qu’ils soient les premiers de cordée pour tirer le reste des tennismen français. Tsonga, Monfils, Gasquet arrivent en fin de carrière après avoir gagné quelques tournois de seconde zone ou avoir été en finale comme Tsonga en Australie.

La fédération doit créer des académies de tennis comme Nadal l’a fait à Majorque avec les succès que l’on connait.

La fédération française de tennis doit être exigeante vis-à-vis des joueurs français

Les tennismen sont des joueurs professionnels qui n’ont pas beaucoup de compte à rendre à la fédération française, sauf que ces mêmes joueurs cadets et juniors ont largement bénéficié de ses largesses. Roland Garros est le royaume de la terre battue. Pourquoi n’entraîne-t-on pas les joueurs français à être les meilleurs sur cette surface, même s’ils doivent s’adapter à d’autres surfaces ? Il n’y a pas de secret, il n’y a que le travail qui paie. Nos joueurs français actuels, Lucas Pouille, Tsonga, Gasquet sont dans le top 30, mais pour être très bon il faut être dans le top 7. Yannick Noah en son temps, il y a déjà trente cinq ans, était troisième mondial mais avec les lamentations, les émotions, les remises en cause, l’envie de ne plus jouer, il a largement laissé sa place à d’autres avant d’arrêter sa carrière. Nos joueurs doivent rechercher la difficulté, s’entraîner dur, sortir du faux confort dans lequel ils ont été installés par les journalistes, se remettre en cause et être présomptueux pour la bonne cause : la gagne, la vraie gagne, pas celle qui consiste à amuser le public près de la Porte d’Auteuil chaque mois de mai.